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Plus de 1200 mises à pied à venir

Travailleurs étrangers: la Beauce réclame une «clause grand-père»

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10 mars 2025
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Sylvio Morin
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Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

Les membres de la Table stratégique en immigration de la Beauce réclament des gouvernements la mise en place d'une clause grand-père permettant aux travailleurs étrangers temporaires de rester ici, et de contribuer au succès des entreprises de la région.

Ces dernières années, pour pallier au manque de main d'oeuvre, «nos entrepreneurs ont tout fait pour attirer des travailleurs provenant d’autres pays et tout ce que ça implique — les former, les loger et les intégrer dans leurs opérations. Maintenant que ça marche, les gouvernements mettent nos entreprises en péril en limitant le recours à ces travailleurs étrangers», a indiqué le préfet Jonathan Bolduc, dans un communiqué de presse émis par le groupe, qui comprend les trois MRC ainsi que les trois agences de développement économique de la Beauce.

Rappelons qu'en septembre dernier, le gouvernement fédéral a annoncé des mesures restrictives sur l’embauche de travailleurs étrangers temporaires: en limitant à 10 % la proportion de ces employés dans les entreprises pour des postes à bas salaires, en restreignant l’accès au programme pour les régions où le taux de chômage dépasse 6 %, et en augmentant le seuil salarial de qualification pour les postes à haut salaire à 32,96 $ de l’heure.

De son côté, Québec a mis sur pause le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), destiné aux diplômés, et le Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ, en plus de revoir à la baisse ses seuils d’immigration pour 2025-2026, afin de répondre à sa capacité d’accueil limitée.

Cette requalification a placé les entreprises de plusieurs régions, dont la Beauce, dans une situation délicate. Les impacts sont substantiels, comme le révèle le sondage menée par la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA) et Chaudière-Appalaches Économique, auquel 213 entreprises du territoire administratif ont participé, comptant 55 182 personnes, soit près du quart de l’ensemble des emplois de la région.

En voici quelques faits saillants:  

— D’ici 2026, ce sont 1273 travailleurs étrangers temporaires qui devront être mis à pied et  près du tiers d’entre eux sont accompagnés de leur famille;  

— Plus de 23 % des entreprises subiront des pénalités pour un non-respect des commandes  ou des contrats actuels qui varient de 50 000 $ à 10 M$ et plus de 40 % prévoient perdre  des contrats;  

— Près de 25 % des entreprises prévoient fermer un quart de travail ce qui entraînerait des  répercussions auprès de 450 travailleurs québécois;  

— 27 entreprises qui emploient près de 7350 personnes prévoient un transfert d’au moins une partie de leur production hors Québec:  pour 52 % d'entre elles, c’est de 10 % à 40 % de la production; pour 30 % des entreprises, c’est plus de la moitié de la production.  

— Neuf entreprises envisagent une délocalisation à court terme, ce qui entraînerait une  répercussion auprès de plus de 700 employés.  

Signalons que plus du tiers des répondants au sondage régional provenaient de la Beauce, qui compte plus de 500 entreprises manufacturières dans l’ensemble de son territoire.

«Ces mesures (gouvernementales) posent donc un risque majeur pour l’économie beauceronne dans un contexte où, malgré les efforts de robotisation et d’automatisation, l’expertise et la main-d’œuvre étrangères demeurent vitales pour la survie de plusieurs secteurs et le dynamisme de nos communautés», indique M. Bolduc. C'est pourquoi, les acteurs économiques et politiques réclament d’urgence aux gouvernements provincial et fédéral, un plan d’action adapté à la réalité économique unique de  la région, qui affiche le plus bas tôt de chômage au Canada à seulement 3 %. 

«Déjà avec ce qui se passe au niveau des tarifs avec nos voisins du Sud, nos entrepreneurs n’ont pas besoin de se faire mettre d’autres bâtons dans les roues. On ne leur demande pas une "cenne", juste de laisser en place ce qui marche déjà  très bien ici», a conclu le préfet  de la MRC Beauce-Centre.

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