Plan conjoint
Les Éleveurs de porcs du Québec dénoncent à leur tour l'entreprise duBreton
Le président du conseil d'administration des Éleveurs de porcs du Québec, Louis-Philippe Roy.
Les Éleveurs de porcs du Québec (ÉPQ) ont répliqué à leur tour à la dénonciation de l'entreprise duBreton, qui a reproché cette semaine à l'organisme de ne pas respecter les décisions récentes du tribunal agricole de la Régie des marchés agricoles et alimentaires, concernant le Plan conjoint des producteurs de porcs du Québec, dont la tenue d'un référendum.
Rappelons que le 21 novembre 2024, la Régie avait ordonné à Aliments Breton et Viandes du Breton de déposer un projet de règlement visant la modification du Plan conjoint et exigé que les ÉPQ élaborent un projet de processus référendaire sur cette question. La Régie avait fixé la date limite pour le dépôt de ces documents au 28 février 2025.
Le syndicat du milieu porcin a par la suite déposé une demande de révision judiciaire, afin de contester ces ordonnances, et demandé à la Régie de repousser la date limite du 28 février, des requêtes rejetées par le tribunal agricole.
Finalement, les éleveurs ont déclaré qu’ils ne se conformeraient pas à l’ordonnance de la Régie, à moins qu’elle ne soit homologuée par la Cour supérieure. C'est cette dernière décision qui a provoqué la sortie publique de l'entreprise duBreton, dont le siège social est à Saint-Bernard, en Beauce.
«Nous considérons, entre autres, que [la Régie] n’aurait pas dû ordonner la tenue d’un référendum à la demande de deux éleveurs [duBreton], qui occupent un double rôle d’éleveurs-transformateurs», a signifié Tristan Deslauriers, directeur du Service des relations publiques des ÉPQ, dans une message courriel envoyé à EnBeauce.com. Il déplore aussi le fait que son syndicat n'ait pu être entendu devant la Régie, ni d'avoir «jamais reçu» de résolution allant dans le sens des revendications des Viandes du Breton.
Le porte-parole ajoute que du Breton «est mal placé pour nous faire la leçon», puisque l'entreprise ne respecterait pas elle-même une autre décision de la Régie, l’enjoignant d’honorer le paiement des contributions au Plan conjoint.
«Nous croyons qu’il est préférable de consacrer temps, argent et énergie de nos équipes à des dossiers qui préoccupent réellement nos membres, notamment la prochaine convention de mise en marché, afin d’obtenir un véritable partage des risques et des bénéfices avec nos partenaires transformateurs», a conclu M. Deslauriers.
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