Date inconnue
Autobus des Érables vote un mandat unanime pour 14 jours de grève
Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de 14 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.
« Depuis le 2 décembre dernier, nous avons tenu huit séances de négociation. Nous avons retravaillé une bonne partie de la convention collective, qui était désuète. Nous avons presque terminé les clauses normatives et, outre celles à incidences financières, il ne reste qu’une seule demande que l’employeur refuse d’accorder, sans fournir d’explication rationnelle. La dynamique à la table de négociation n’est pas mauvaise, mais, ce matin, nous attendions une réponse de l’employeur sur le volet des salaires et avantages sociaux. Or, on a reçu exactement la même offre que l’an dernier, sans aucune bonification. Bref, les membres sont en colère et ça s’est fortement reflété dans le vote d’hier soir », a déclaré le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.
« Avec les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire, offrir des salaires en dessous de la moyenne des autres entreprises du secteur, c’est une atteinte au service aux parents. Avec la hausse du coût de la vie et de celui de l’essence, il y a des salarié-es qui ont deux jobs pour arriver, c’est inacceptable ! On va se battre avec eux pour que ça change », d'ajouter le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré.
Dans la région de Québec et ses environs, pour 2025, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a fixé le revenu viable à 35 872 $ par année pour une personne seule et à 48 099 $ pour une famille monoparentale avec un enfant en CPE.
« Avec un salaire actuel d’environ 20 000 $ par année, les membres s’attendent à une bonification significative de leurs conditions de travail. L’employeur, Sogesco, n’est pas reconnu pour offrir de bons salaires… sans qu’une lutte soit livrée par les syndiqué-es. L’entreprise est historiquement reconnue pour ses nombreux bris de services, directement reliés aux salaires trop bas qu’ils imposent à leurs travailleuses et travailleurs. Mais les membres ont décidé de se battre et nous serons à leurs côtés pour les épauler, jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail satisfaisant », a conclu la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

