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Les consommateurs de fraises achètent de moins grandes quantités à l’autocueillette

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27 juin 2013
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Auparavant, il n’était pas rare de rencontrer les familles dans les champs avec des quantités astronomiques de fraises. De nos jours, les clients sont fidèles, mais ils viennent acheter de plus faibles quantités à la fois. Les producteurs de la région croient tout de même que cette tradition perdurera.

La tendance est que les consommateurs achètent ces délicieux fruits rouges au kiosque ou seulement à l’épicerie. En effet, plus de la moitié des fraises produites au Québec sont vendues en épicerie, l’autre moitié est écoulée en circuit court et à l’autocueillette chez les producteurs.

En affaires, depuis 20 ans, la Fraisière Bourque de Saint-Georges a vu cette tendance s’installer au fil des ans. « Le monde ne vient plus pour acheter des 50 à 100 livres (de fraises), mais seulement pour remplir de petits paniers. Certains viennent même tous les jours. D’année en année, c’est terrible de voir comment cela diminue », remarque Barbara Bourque de la Fraisière Bourque.

« Des fruits exotiques, nous en avons à l’année à l’épicerie. Anciennement, les gens avaient mangé des patates tout l’hiver lorsque les fraises arrivaient, les consommateurs devenaient fous et ils faisaient des provisions. Il y en a encore qui s’en font, mais c’est beaucoup plus rare », acquiesce Mme Bourque.

La baisse drastique de la quantité de fraises achetées par les familles a aussi été observée chez le Jardinier Huard de Saint-Joseph-des-Érables. Yvan Huard attribue cela à la grande disponibilité de fraises sur le marché à l’année dans les épiceries et le manque de temps pour cuisiner. « Les gens aiment les manger fraîches. Auparavant, ils faisaient beaucoup de confitures et de tartes, souligne  M. Huard. Aujourd'hui, la vie va trop vite, et ils n’ont plus le temps de cuisiner».

Néanmoins, M. Huard ne croit pas que la tradition de l’autocueillette est en voie de disparition. De nouvelles familles s’initient à la pratique. Parmi elles, on retrouve Luc Pelletier, directeur adjoint à la direction régionale du MAPAQ de la Chaudière-Appalaches. Il révélait qu’il aimait bien inculquer l’autocueillette chez ses deux enfants, peu importe la culture. « J’essaie de sensibiliser mes enfants sur la provenance des aliments », dit-il, invitant les autres familles à faire de même.

Selon Mme Bourque, certains en font une sortie de groupe, et non une occasion de faire des provisions. « En fait, je vois de plus en plus de gens qui se prennent en photo avec leurs cellulaires dans les champs », souligne-t-elle.

Mentionnons toutefois que ce ne sont pas tous les producteurs qui offrent l’autocueillette. « Nous ne faisons pas la promotion de cela, puisque nous n’avons pas de gros volumes à vendre. Nous aimons mieux les vendre aux casseaux. De toute façon, nos cueilleurs sont plus performants », souligne Jérôme Bélanger des Jardins pleines saveurs de Beauceville.

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