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Toute la beauté du monde n’a pas disparu…

Toute la beauté du monde n’a pas disparu…

Toute la beauté du monde n’a pas disparu…

Ce camp de vacances est bien le dernier endroit où Ingrid souhaitait passer l’été. Non seulement il est tellement plus misérable que ce qu’elle croyait, mais ceux qui y participent sont tous plus barjos qu’elle! Elle n’a pas sa place à cet endroit. Elle veut retourner chez elle, penser à son enfance merveilleuse et à sa talentueuse mère… Mère qui l’a envoyé dans ce périple sauvage. Armée de son sac à dos et de son journal, Ingrid partage les moments qui ont poussé sa mère à lui infliger ce séjour en nature. Rattrapée par les émotions qui la tourmente, la jeune fille nous dévoile avec sensibilité le drame qui l’a conduite dans cette humide et désagréable situation. 

Wow. Je ne peux que dire ce mot, en chuchotant, en refermant Toute la beauté du monde n’a pas disparu. Un récit sans artifices, où une jeune adolescente raconte le chemin sinueux qu’elle a dû emprunter suite à l’échec de la carrière de sa maman adorée. Il n’y a aucun doute que l’amour qu’elles se portent est réciproque. Et malgré l’ouragan qui a bousculé leur vie familiale, Ingrid tente plus que tout de retrouver la mère pleine de vie qu’elle a connu. Tout ce passe dans l’évolution psychologique des personnages… J’ai beaucoup aimé le style d’écriture léger mais percutant de l’auteure et la façon dont le drame est abordé d’une façon moins délicate!

Pendant qu’elle nous fait le récit de ses aventures au camp et qu’elle relate des bribes de sa vie d’avant, elle écrit parallèlement à sa mère, toutes les pensées qui lui traversent l’esprit. Ces 21 jours en forêt est le défi ultime pour l’adolescente qui souhaite étudier à Londres, en musique. Alors que sa mère s’oppose à son choix de carrière, la dernière étape pour Ingrid afin d’avoir sa bénédiction est de terminer ces chaudes, pluvieuses et horribles trois semaines. Malgré sa déception, Ingrid rencontrera des ados tout aussi perdus qu’elle. Un récit de pardon, de douleur, de rêves, qui vous fera assurément un pincement au coeur.

Merci infiniment Gallimard Jeunesse Ltée pour l’envoi de cette histoire douce-amer…

- C

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Laura   |  Sauver & fils



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