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Wenceslas Dionne et sa famille, de grands bâtisseurs Géorgiens

Une publication Néomédia
Wenceslas Dionne et sa famille, de grands bâtisseurs Géorgiens
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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Quand on mentionne le nom des Dionne à Saint-Georges, la plupart songent à la fameuse usine Dionne Spinning Mills, telle qu'on l'a appelée pendant longtemps. Celle-ci fut fondée par M. Ludger Dionne en 1940. Auparavant, il avait aussi fondé, en compagnie de quelques autres hommes d'affaire, la manufacture St-Georges Shoe Co Ltd en 1932, puis la St-Georges Heel Co (manufacture de talons) en 1938. Lui et ses frères Amédée, Arsène et Aloysius furent très actifs en affaires dans notre ville. Ils étaient les fils de M. Wenceslas Dionne qui était au tournant des années 1900 un important homme d'affaires à Saint-Paul de Chester dans la région d'Athabaska. Il mesurait 6 pieds 5 pouces. Doué d'un sens inné des affaires, celui-ci y exploitait avec succès un florissant commerce de gros et détail depuis 1870. Six de ses fils travaillaient pour lui, dont certains étaient représentants commerciaux sur la route un peu partout dans la province. Pourquoi un homme d'affaire ayant une entreprise aussi dynamique dans sa région d'origine a-t-il pris la décision de déménager et de venir s'établir à Saint-Georges? Ayant effectué beaucoup de recherches sur le sujet, j'ai ma théorie là-dessus. Alors que le fils Amédée était venu s'établir à Saint-Georges dès 1901, deux des autres fils étaient à la même époque voyageurs de commerce plus particulièrement affectés à la région de la Beauce. Ils fournissaient entre autres le magasin général de Ferdinand Morisset situé au coin de la 1re avenue et de la 18e rue à Saint-Georges ouest, non loin de l'église. Ferdinand avait plusieurs enfants, dont deux jeunes et jolies filles qui travaillaient à son magasin. Les deux frères Dionne eurent donc l'occasion de côtoyer les «petites Morisset» pendant quelques années. Et arriva ce qui devait arriver. Arsène tomba en amour avec Fernande et Aloysius ne put résister au charme de Caroline (photo 3). Les deux couples se marièrent la même année, en 1904, Aloysius le 2 février et Arsène le 8 septembre. Des liens très étroits ont ainsi été créés entre les familles Dionne et Morisset. Si bien qu'en 1905, Wenceslas acheta l'ancien magasin de Ferdinand Morisset (qui avait changé de main en 1903, photo 2). Et c'est ainsi qu'il vint s'installer à Saint-Georges en 1906, dans les immeubles mentionnés plus haut, au coin de la 18e rue (aujourd'hui site de la Clinique Médicale Chaudière). Quelques année plus tard, il fonda avec son fils Arsène la compagnie V. Dionne et Fils, négociant et fabriquant d'appareils de beurrerie et fromagerie, une entreprise qui devint très importante et prospère. Après le décès de Wenceslas en 1930, c'est son fils Ludger qui a établi sa place d'affaire au même endroit (il résidait en haut). On a la chance de posséder une superbe photo de plusieurs de ces gens: Joseph Dionne au volant de son automobile vers 1905 (photo 1). De gauche à droite sur le siège arrière: Ludger, Aloysius et Arsène. Debout: Ulric, Amédée, Fernande Morisset épouse d'Arsène, Laure-Méla Julien (épouse d'Amédée), Maria Dionne (main sur la voiture), Olive Dumont (épouse de Wenceslas). Sur le siège avant: Joseph et Wenceslas. Lisez le livre racontant la passionnante histoire de cette famille, publié en 2005: «DIONNE SPINNING MILLS CO, Histoire d'une famille industrieuse de Saint-Georges de Beauce».

Photo 1 et 3 du fonds Constance Dionne. Photo 2 du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


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