Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Symposium de sculpture : Jennifer Macklem et l'ode à la vie non humaine

durée 18h00
10 juin 2019
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Par Nady Larchet, Journaliste

Brillant d’une bonne réputation qui se solidifie d’année en année, le Symposium international de sculpture de Saint-Georges en est déjà à sa sixième édition. Comme les années précédentes, ce sont 10 sculpteurs de renommées internationales qui débarquent sur le territoire Georgien afin de contribuer au patrimoine artistique de la ville. Cet événement d’envergure se taille peu à peu une place de choix pour les artistes-sculpteurs. Cette année, la thématique du Symposium se nomme Dérives & Délices grandeur nature avec nul autre que Jean Soulard, cuisinier émérite, comme invité d’honneur.

Dans une série de cinq articles, EnBeauce.com vous fera entrer dans l’univers singulier de cinq artistes ayant été soigneusement sélectionnées parmi des centaines de candidatures.

À lire également 
 Symposium de sculpture : Bernard Hamel et la force de l'eau
Symposium de sculpture :Antonina Fatkhullina a le vent dans les voiles
Symposium de sculpture : Lyudmyla Mysko et son délice monumental 

Jennifer Macklem : Ode à la vie non humaine

Ayant une pratique pluridisciplinaire chevauchant entre autres l’image fixe, l’image en mouvement et la sculpture, Jennifer Macklem pratique les arts visuels depuis son enfance. Originaire de Montréal, elle a suivi une partie de sa formation à l’École des Beaux-Arts de Paris, ville où elle a habité pendant 8 ans, avant de revenir dans sa ville natale pour poursuivre une maîtrise à l’Université du Québec à Montréal. Aujourd’hui, en plus d’avoir une pratique active, elle enseigne également la sculpture et le dessin à l’Université d’Ottawa.

Son œuvre

Sa démarche artistique passe beaucoup par l’expérimentation de techniques et de matériaux. Pour elle, le travail de la matière est une partie importante de son processus. Chaque médium à ses particularités avec lesquelles il faut apprendre à dialoguer, à les apprivoiser.

« Pour moi la pratique, c’est une découverte constante. J’aime aller dans des endroits que je ne maîtrise pas complètement. »   

Conceptuellement, elle s’intéresse grandement à l’enjeu de l’environnement. L’aile de libellule est un motif récurrent dans sa pratique des dernières années et cela s’affirme à nouveau dans la cadre du Symposium international de sculpture de Saint-Georges. Pour elle, cette forme se veut à la fois une ouverture et un chemin très précis et délicat pour se diriger vers le monde vivant non humain, qui est présentement en péril. La dualité du sujet et des matériaux présentée dans le présent projet, soit l’aile de libellule, délicate et fragile, et l’aluminium, solide et robuste, représente sa vision d’une nature forte, mais fragile.

« Pour moi, un but premier de l’art est de rouvrir les esprits. De faire prendre conscience de la nature et du respect envers elle. »

 

Autour du symposium

La création dans le cadre d’un symposium diffère beaucoup du travail en atelier. Il y a un contact avec les gens qui est unique, et cela est intéressant autant pour l’artiste que pour le public.

« Ce qui est intéressant d’un symposium pour la communauté, c’est de voir les œuvres en progression, les artistes en train de travailler et que c’est un processus qui prend du temps. Ils peuvent voir que ça prend de l’énergie physique et mentale, de la passion et de l’amour. »

Selon elle ce contact privilégié avec le processus pour le public permet d’ouvrir des horizons et de comprendre davantage les fondements de l’œuvre. Lorsque le symposium est d’envergure internationale comme celui-ci, cela permet de côtoyer des cultures différentes autour de la sculpture.

« C’est un peu comme un petit microcosme du monde de l’art ».

Pourquoi le symposium de Saint-Georges ?

L’artiste se dit très impressionnée par le professionnalisme et la prise en charge de l’organisation. Ayant participé à plusieurs événements internationaux, elle considère que l’attention et l’accueil offert aux artistes dépassent grandement la plupart de ses expériences. Le soutien qu’elle a reçu depuis le tout début du projet, qui a débuté en octobre, est grandement apprécié.

« Comme artiste, c’est merveilleux de pouvoir se concentrer sur la pratique et de ne pas être prise avec toutes les exigences bureaucratiques ».

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Qu’est-ce qui se passe avec notre électricité?

Les dirigeants d’Hydro-Québec ne sont pas toujours faciles à suivre. Selon les années, on risque de manquer d’électricité ou bien on en a trop. Dans son plan d’action de 27 pages déposé en 2023 et intitulé «Vers un Québec décarboné et prospère» Hydro-Québec prévoit des investissements de quelque 185 milliards de dollars (185 G$) pour accroître sa ...

Publié le 21 juin 2026

Quand la 120e rue était achalandée

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Quand on se remémore le centre-ville à l'époque de son apogée, au siècle dernier, on pense généralement à la 1re avenue dans les années '50, '60 et '70. Il est vrai que ce fut une belle époque, mais on ne doit pas oublier la 120e rue (qui s'appelait autrefois la rue ...

Publié le 15 juin 2026

Pourquoi arrêter de travailler quand le travail n'est pas fini?

Comme ses prédécesseurs, le Gouvernement de la CAQ a mis fin aux travaux de l’Assemblée nationale vendredi dernier alors que plusieurs projets de loi ont été abandonnés par manque de temps. Pourtant, rien n’obligeait les parlementaires à cesser leurs délibérations alors qu’il restait encore passablement de travail à effectuer. Plus ça change, ...

app-store-badge google-play-badge