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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Une vieille maison de 1879 à Saint-Georges Ouest.

Une vieille maison de 1879 à Saint-Georges Ouest.
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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

En fait, la maison est antérieure à 1879, car c’est la photo qui a été prise à cette date. C’est probablement une des plus anciennes photos d’une maison de Saint-Georges. On comprend qu’elle n’est pas d’excellente qualité, mais on peut se compter chanceux de l’avoir encore aujourd’hui. Elle aurait été prise le 4 août 1879, juste après le mariage du couple qu’on aperçoit en avant, ce qui explique que la dame portait une robe longue. Elle s’appelait Rose-Anna Déry. Et c’est son mari, qu’on voit en bas près de l’escalier, avec son chapeau sur la tête. Lui s’appelait Sieur François Lemieux. La maison semble en pierre et est d’un style très populaire à cette époque. On dirait qu’on a déposé et appuyé sous la fenêtre un joug d’attelage de boeufs, à l’envers sur la galerie. Cette résidence était située sur la rue Principale (maintenant appelée 1re avenue) à Saint-Georges Ouest, dans le secteur au sud de celle de Wenceslas Talbot, père de Mademoiselle Cécile Talbot, non loin de la rue Saint-Aubert (22e rue), quoique cette rue n’existait probablement pas encore à l’époque où fut prise cette photo. La 2e photo, un autre souvenir exceptionnel, nous les montre beaucoup plus clairement, lui à 35 ans et elle à 45 ans, madame avait 10 ans de plus que son époux. Alma, l’une des filles de ce couple, née dans cette maison, a épousé plus tard Ulric Dionne, et ce sont eux qui l’ont habitée  après le décès de François et Rose-Anna. Ulric et sa femme ont eu à leur tour plusieurs enfants qui sont aussi nés dans cette résidence, soit Georges, François, Virginie, Noëlla, Benoit et Elzéar Dionne. La carte mortuaire d’Ulric Dionne indique qu’il est décédé le 16 janvier 1945 à l’âge de 67 ans (photo 3). Quant aux enfants, on voit quelques uns de leurs noms gravés sur leur monument funéraire dans le cimetière de Saint-Georges Ouest (photo 4). Hélas, il ne semble pas que cet immeuble existe encore aujourd’hui. On ignore si cette maison ancestrale a été incendiée ou détruite. On sait qu’il y a eu un gros feu sur la 1re avenue le 10 septembre 1913 dans les environs de la 25e rue, ayant détruit plusieurs maisons, dont celles de Moïse Poulin (père de Cléophas), Jos Quirion, Charles Lachance et graves dommages à celle de Joseph Rodrigue. Malgré nos recherches, on ne connait pas leur localisation exacte.

Photo 1 du fonds de Réjeanne Veilleux. Photo 2 d’une page Ancestry appartenant à l’utilisateur Wm Lemieux USA, photos 3 et 4 courtoisie de Paulin Poirier. Recherches de Pierre Morin et Paulin Poirier. Texte de Pierre Morin.


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