Nous joindre
Publicité

Havre l'Éclaircie

Les mythes de la violence conjugale - Partie 1

Les mythes de la violence conjugale  - Partie 1
Photo: Havre

Vous ne serez pas surprise si je vous dis qu’il existe plusieurs mythes dans notre société qui touchent la violence conjugale. Certains sont tellement encrés qu’il est possible que vous ne pensiez même pas qu’il s’agit de fausses croyances. Je vous invite à répondre aux questions suivantes afin de savoir si vous pouvez reconnaitre le vrai du faux en matière de violence conjugale.

VRAI ou FAUX

1) La jalousie est une preuve d’amour.        

2) La violence arrête lorsqu’on met fin à la relation. 

3) La consommation de drogue ou d’alcool est la principale cause des gestes violents dans les relations de couple.

4) La violence dans les relations de couple n’arrive qu’aux femmes pauvres et peu scolarisées.   

5) Un enfant qui vient d’une famille où la violence est très présente répétera automatiquement ces mêmes comportements dans l’avenir.       

Avez-vous répondu vrai à une ou plusieurs questions? Sachez que ces croyances populaires sont toutes fausses. La violence conjugale comporte des nuances importantes, mais une fois qu’on les reconnait, on comprend mieux la dynamique de ces relations. Pour chaque question, consultez les réponses afin de dissocier le mythe de la réalité!

Réponses

1. Faux. La jalousie n’est pas une preuve d’amour, mais bien une façon de contrôler sa partenaire.

2. Faux. Malheureusement, la séparation constitue une période particulièrement dangereuse pour les femmes victimes et leurs enfants. L’ex-conjoint sent qu’il perd le contrôle et ses stratégies de domination se transforment et se multiplient. Dans les 3 dernières années, les 2/3 des féminicides liés à la violence conjugale au Québec ont eu lieu dans un contexte de postséparation.

3. Faux. L’alcool et les drogues ne doivent pas servir d’excuses aux hommes violents pour se déresponsabiliser. Faire subir de la violence conjugale à sa partenaire est un choix.

4. Faux. La violence conjugale n’a pas d’âge, n’a pas de niveau de scolarisation ni de statut socio-économique. Toutes les femmes peuvent vivre de la violence.

5. Faux. Un enfant exposé à la violence conjugale ne reproduira pas automatiquement ces gestes plus tard. Cependant, il y a un risque accru qu’il vive des conséquences telles que :

• des problèmes de comportement ou un état de stress constant;

• des difficultés à l’école ou dans ses relations sociales;

• une faible estime de soi ou une mauvaise image personnelle.

Malheureusement, ces mythes persistent dans notre société et minimisent la violence dans les relations de couple. Il est donc important d’en prendre conscience, de les identifier et de les déconstruire quand on en est témoin.

Par Véronique Mercier

Source : www.alliance2e.org , https://maisons-femmes.qc.ca/

Visionner tous les textes de la chronique Havre l'Éclaircie


 418 227-1025  -  1 800 709-1025
https://havre-eclaircie.ca/
https://www.facebook.com/havreleclaircie/
https://www.instagram.com/havre_eclaircie/

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Un été de fou
ChroniquesPublié le 7 septembre 2026

Un été de fou

Je ne sais trop quel genre d’été vous avez passé, mais le mien fut très agréablement occupé, en bonne compagnie, et je me réjouis en pensant qu’il n’est pas terminé. Tout au long de cette saison, nous avons eu droit à des évènements et/ou des initiatives qui m’ont permis de constater que des humains ne sont pas en manque de ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Nouvelle photo de la maison du docteur Georges Cloutier
ChroniquesPublié le 6 septembre 2026

Nouvelle photo de la maison du docteur Georges Cloutier

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Notre plus grand collectionneur de photos anciennes de Saint-Georges, Claude Loubier, a récemment mis la main sur un véritable trésor, ce qui semble être peut-être la plus ancienne photo de la maison ancestrale du docteur Georges Cloutier, qui habitait sur la 1re avenue en question alors qu'elle semblait ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Travailler auprès des proches aidants en santé mentale - Être là pour ceux qui sont là pour les autres
ChroniquesPublié le 5 septembre 2026

Travailler auprès des proches aidants en santé mentale - Être là pour ceux qui sont là pour les autres

Être intervenante auprès de proches aidants en santé mentale, c’est avant tout être là. Écouter sans jugement, accueillir les émotions, aider à mettre des mots sur ce qui est vécu et accompagner la personne dans la recherche de stratégies qui pourront lui permettre de traverser les moments plus difficiles. Mais chaque personne ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Havre l'Éclaircie