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Pier Dutil

«C'était écrit dans le ciel»

durée 18h00
18 juillet 2022
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Temps de lecture   :  

4 minutes

Par Pier Dutil

«C’ÉTAIT ÉCRIT DANS LE CIEL»

Vous souvenez-vous de cette expression? Quand on nous disait que «C’était écrit dans le ciel», cela voulait dire que l’on ne devait pas être surpris, qu’il était évident que quelque chose se produirait.

Dans mon cas, lorsque j’ai écrit que la pandémie n’était pas terminée dans ma chronique du 9 mai dernier, alors que l’on venait de mettre de côté la presque totalité des mesures de protection comme le passeport vaccinal et le port du masque, il était écrit dans mon ciel que ce n’était qu’une question de temps avant que la COVID-19 frappe fort à nouveau.

DES NOUVEAUX CAS PAR MILLIERS 

Après deux mois, j’espérais ne pas avoir à «chroniquer» à nouveau sur ce sujet. Mais, je ne peux ignorer la réalité.

En date de samedi dernier, on recensait près de 2 000 nouveaux cas par jour et cela n’est que la pointe de l’iceberg puisque les gens qui testent positifs à la maison ne rapportent généralement pas leurs résultats à la santé publique.

Dans les hôpitaux québécois, on dénombre 1 887 patients souffrant de la COVID-19 dont 42 se retrouvent aux soins intensifs. Lors des premières vagues lorsque les hospitalisations dépassaient le chiffre 1 000, on s’affolait, on paniquait presque. Aujourd’hui, on nous dit que la situation est sous contrôle.

De deux choses l’une : ou bien on paniquait trop facilement au début, ou bien on est beaucoup plus tolérant présentement. Pourtant, il manque toujours 7138 travailleurs dans les hôpitaux, victimes de la COVID-19. De plus, l’ensemble des employés du secteur de la santé aura droit à des vacances pleinement méritées et, comme à tous les étés, moins de lits seront disponibles dans nos hôpitaux.

Comme si cela n’était pas suffisant, le nombre de décès est aussi en hausse, soit une moyenne de 11 par jour. Cela fait 77 par semaine. Si jamais cette moyenne se maintenait, on devrait comptabiliser plus de 4 000 décès annuellement au Québec.

ET PENDANT CE TEMPS-LÀ

Et pendant ce temps-là, qu’est-ce que l’on peut observer quotidiennement dans les médias d’information? Des foules, des dizaines de milliers de personnes rassemblées coude à coude pour festoyer dans des festivals un peu partout au Québec. Et on fera probablement de même lors des immenses rassemblements qui accompagneront la visite prochaine du Pape François au Canada.

On fait la fête au Festival de Jazz de Montréal, on chante et on danse avec ses artistes favoris au Festival d’Été de Québec et il en est ainsi dans toutes les régions. Et tout ce beau monde a oublié son masque à la maison. Que dis-je oublié, on nous a dit que le port du masque n’était plus nécessaire et, après deux ans, ça nous a fait un grand bien de ne plus le porter.

Avec de tels comportements, il ne faut pas se surprendre d’assister à l’arrivée d’une nouvelle vague, la septième, selon le décompte officiel.

En plus d’abandonner les mesures de protection, les Canadiennes et les Canadiens ont décidé que deux doses de vaccins étaient suffisantes. La dose de rappel, la troisième, on considère qu’elle n’est plus nécessaire.

Parmi les pays du G-7, le Canada trônait au premier rang pour les deux premières doses, un taux qui atteint 86 % chez les 5 ans et plus. Or, pour la troisième dose, seulement 56 % des Canadiennes et des Canadiens l’ont reçue. Un seul pays fait pire que le Canada, les États-Unis avec 38 %.

Certaines autorités en santé estiment que la septième vague devrait se résorber peu à peu au cours des prochaines semaines. Je dois vous avouer que j’en doute fort, car l’impact de tous les rassemblements commence seulement à se faire sentir. Personnellement, j’anticipe un mois d’août catastrophique et qui sait, une rentrée plus ou moins perturbée en septembre. Je serais très heureux d’avoir tort, mais j’avoue être inquiet.

De plus, avec la tenue des prochaines élections provinciales au Québec le 3 octobre prochain, je ne m’attends pas à ce que nos dirigeants politiques décident de resserrer les mesures de protection afin de ne pas déplaire aux électeurs.

JE L'AI EUE

Comme la grande majorité des Québécoises et des Québécois, j’ai aussi baissé ma garde et cessé de porter mon masque lors de mes sorties publiques. Et, comme cela était écrit dans mon ciel, j’ai aussi été frappé par la COVID-19.

Au moment d’écrire ces lignes, j’en suis à mon dixième jour, ce qui signifie que je ne devrais plus être contagieux. Cependant, je demeurerai encore prudent et je porterai mon masque lors de mes prochaines sorties.

Heureusement pour moi, la COVID-19 n’a pas frappé très fort. À part une irritation de la gorge et des quintes de toux sporadiques, rien à signaler. Pas de maux de tête, pas de fièvre, pas de perte d’odorat et/ou de goût. J’y vois là l’effet de mes quatre vaccins et je m’en réjouis. Merci à Bill Gates pour ses quatre puces dans mon bras.

À celles et ceux qui sont déjà en vacances ou qui le seront prochainement, je souhaite de bons moments tout en vous recommandant de faire preuve d’une certaine prudence, car personne n’est à l’abri de ce foutu virus.

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