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La Société Historique Sartigan

Les garagistes qui ont vendu Studebaker à Saint-Georges

Les garagistes qui ont vendu Studebaker à Saint-Georges
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Photo: Pierre Morin

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Si vous êtes grand amateur d'automobiles, il est possible que vous ayez déjà vu ou entendu parler des véhicules de marque Studebaker, qui furent fabriqués aux États-Unis de 1904 à 1963, puis à Hamilton en Ontario de 1963 à 1966 avec le modèle Avanti. Cette entreprise cessa ses activités en 1966. Plusieurs garagistes de Saint-Georges ont eu autrefois la franchise de cette compagnie. Il semble que le premier concessionnaire en Beauce, de 1947 à 1950, fut le garagiste L. P. Baril, qui avait son garage sur la 2e avenue dans le secteur de la 132e rue (photo 1). Auparavant, le même M. Baril avait vendu du Ford dans l'immeuble où fut le premier garage J.W. Morin, en face de l'ancien Café Paris. Après L. P. Baril, Charles Doyon a vendu des Studebaker au début des années '50, avant qu'il parte son restaurant Charles BBQ (photo 2). Puis, brièvement, le garage Redmond pour les camions Studebaker. 

De 1953 à 1955, c'est le garage Ernest Gilbert, au coin de la 114e rue sur la 2e avenue, qui a exploité cette agence d'autos (photo 3). Entre 1955 et 1964, c'est le garagiste Germain Larivière de Saint-Côme qui en fut le concessionnaire (photo 4). Le dernier ayant vendu des Studebaker fut Léo Veilleux, qui avait son garage sur la boulevard Lacroix sur le site où est aujourd'hui situé le commerce Guy Drouin Bureautique. M. Veilleux n'a opéré sous cette agence que pendant deux ans, de 1964 à 1966, année ayant marqué la fin de la compagnie Studebaker. Léo Veilleux a ensuite eu la concession Mazda.

À une certaine époque, dans les années '50, les Studebaker étaient considérées comme des voitures de luxe. Le directeur-gérant de la St-Georges Woollen Mills Thomas Comrie en possédait un dans les années '50, on le voit stationné à côté du chantier du viaduc en 1955, près de la manufacture sur la 5e photo. En 1948, la ville de Saint-Georges avait même un camion de pompier de marque Studebaker, que l'on voit à la 6e photo lors de l'incendie qui a dévasté le café Royal en 1948. J'aimerais bien savoir s'ils l'ont conservé quelque part. Le chef directeur du service des incendies L.P. Baril, qui vendait les Studebaker à cette époque, a dû avoir un prix rabais de la compagnie pour équiper la ville de ce camion-pompe. L'ancien maire de Saint-Georges Alain Gilbert a possédé plusieurs autos Studebaker superbement restaurées à une certaine époque. Aujourd'hui, les seuls véhicules de cette marque qui subsistent sont des autos de collection.

Photo 1, 3 et 5 du fonds Claude Loubier. Photos 2 courtoisie de Daniel Ménard. Photo 4 de la Société Historique de Saint-Côme. Photo 6 du fonds Josette Rhéaume. Texte et recherches de Pierre Morin.

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Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif, financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


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