Nous joindre
Publicité

La Société Historique Sartigan

L'Auberge Saint-Georges de la station

L'Auberge Saint-Georges de la station
1 / 6
Photo: Pierre Morin

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Cet édifice était à l'origine occupé par la compagnie forestière Brown Corporation. Plus tard, c'est devenu l'Auberge Saint-Georges Inn, alors situé sur la route nationale 23, aujourd'hui 5e avenue (photos 1, 2 et 3). Cet établissement hôtelier a connu ses meilleurs moments dans les années '50, alors qu'il appartenait à M. Léo Grenier. C'était à cette époque un endroit prestigieux et bien tenu, présentant banquets de noce (photo 4 et 5), soirées dansantes (photo 6) et toutes sortes de spectacles, parfois grandioses, comme la troupe de chanteurs et danseurs Los Suspiros De Espana. Aussi des orchestres locaux, dont Gervaise et son trio. 

Mais le plus connu à s'y être produit fut nul autre que le fameux Michel Louvain, qui y débuta sa carrière au milieu des années '50. Alors jeune adolescent et portant son vrai nom (Poulin), il accompagnait le groupe de son frère ainé et attirait toutes les jeunes filles géorgiennes qui lui restèrent fidèles toute leur vie. Il prit le nom de Louvain en 1957. L'établissement fut agrandi au fil des ans, comme le démontre la 3e photo, prise lors de l'élargissement de la route Nationale dans les années '60, suite à la construction du pont actuel.

Charles Doyon a acheté l'endroit vers 1964 et en changea quelque peu la vocation: on a pu y voir les premières danseuses topless de Saint-Georges en 1966. Puis la renommée Rose Tawel en est devenue propriétaire au printemps 1973. Elle fut la dernière à l'opérer car c'est devenu ensuite un édifice commercial d'abord de vente d'autos, puis de location d'outils. 

L'immeuble original n'existe plus car il fut complètement ravagé par un incendie accidentel à l'automne 2003. On l'a reconstruit au même endroit, c'est le commerce de location d'outils Location de Beauce (Lou-Tec) qui y loge, tel qu'il existe encore aujourd'hui. Mais plusieurs conservent en mémoire l'image de l'hôtel pittoresque qui y fut si populaire autrefois. Souvenir inoubliable.

Photos du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.

Visionnez tous les textes de la Société historique


Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif, financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
www.shsartigan.com  -  shsartigan@hotmail.com

facebook.com/shsartigan

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Ça y est, on est en guerre!
ChroniquesPublié le 31 août 2026

Ça y est, on est en guerre!

Ne paniquez pas à la lecture du titre de cette chronique. Le Canada ne sera pas envahi par une armée étrangère, on ne verra pas passer des chars d’assaut dans nos rues et nous n’assisterons pas à des bombardements d’avions ou de drones. La guerre à laquelle nous devons faire face est beaucoup plus insidieuse, surtout qu’elle provient ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges
ChroniquesPublié le 30 août 2026

Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN La première église, qu'on aurait pu appeler une chapelle, dura à peine 30 ans, de 1831 à 1862. On n'en détient aucune photo. En 1935, le frère Adjuteur (Frères de la Charité) a rédigé un «Précis Historique sur la paroisse de St-Georges». De 1933 à 1935, il a interviewé plusieurs personnes âgées pour ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La criminalisation du contrôle coercitif
ChroniquesPublié le 29 août 2026

La criminalisation du contrôle coercitif

Depuis le 18 juin dernier, après avoir obtenu la sanction royale, le contrôle coercitif est devenu un crime au Canada. Il s’agit d’une grande avancée pour les femmes victimes de violence conjugale. La loi C-16 contient de nombreux changements au Code criminel qui portent sur la violence conjugale, notamment la question du féminicide, du ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Pierre Morin