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Havre L'Éclaircie

L’approche intersectionnelle, émancipatrice!

durée 06h00
19 août 2023
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Par Havre l'Éclaircie

Que ce soit dans un groupe d’amis.es, en famille, en couple ou au travail, il est fort à parier que la majorité d’entre nous avons déjà eu l’impression de ne pas être normal, puisqu’il nous était impossible de se reconnaitre dans une situation comme, être la seule célibataire dans son cercle d’amis.es ayant tous une maison et des enfants.

En sociologie, on nous montre comment la société, par différents principes, tente de rendre uniforme le monde qui nous entoure. Pour nous donner cette illusion, dès notre enfance nous sommes sensibilisés à des valeurs, des rôles ou des normes qui sont difficiles à défaire. Par exemple, que les filles aiment le rose et doivent jouer à la poupée ou bien qu’une bonne maman ne peut pas dire qu’elle est fatiguée. Toutefois, ça ne pourrait pas être plus faux. Il suffit d’analyser une foule pour en constater la diversité des corps, des sexes, des origines, des langues et j’en passe. Notre cerveau classe alors, dans des petites boîtes, ces informations (valeurs, rôles, normes, langues, symboles) qui sont la base de notre identité et sont spécifiques à un groupe. Cette méthode simplifiée permet de comprendre le monde qui nous entoure en collant une étiquette. Mais qu’est-ce qui arrive lorsqu’on se trouve entre deux identités ? C’est là que l’intersectionnalité intervient.

Bien qu’au début, l’étude portait surtout sur les sujets de race, de genre et  de classe sociale, l’approche est aujourd’hui beaucoup plus large. De cette façon, l’étude nous permet de voir les failles de la loi et nous aide à prendre conscience que la discrimination est souvent composée de plusieurs facteurs qui s’emboîtent ensemble. Afin de rendre le sujet plus concret, nous reprendrons le cas d’Emma qui avait inspiré, la pionnière, Kimberlé Crenshaw dans la définition du terme « intersectionnalité ». 

Emma est une femme afro-américaine et mère de famille qui accuse une usine de discrimination parce qu’il refuse de l’embaucher. L’usine met de l’avant qu’ils ne sont ni raciste, ni sexiste puisqu’ils ont des ouvriers masculins afro-américains et des femmes caucasiennes. Emma se trouve donc entre deux discriminations, parce qu’elle est femme et Afro-Américaine, ainsi elle ne cadre  avec aucune des deux étiquettes en place dans la compagnie.

Il est également possible de retrouver, dans la violence conjugale, de l’intersectionnalité. À la base, le rapport inégalitaire entre l’homme et la femme sert de pivot à l’analyse intersectionnelle. Derrière les diverses formes de violence vécues, des facteurs de discrimination s’ajoutent, mettant en lumières, les possibles causes de cette violence. L’approche tiendra alors en compte des différences de chaque personne, sans prioriser les oppressions. Cette façon de procéder aide les différents acteurs dans des cas de violence conjugale. Voici un exemple qui pourrait rassembler les deux sujets:

Dakota est une femme autochtone âgée de 18 ans et étudiante au Cégep qui accuse le service de police municipal de discrimination. Ils ne veulent pas poursuivre la plainte d’agression sexuelle envers son amoureux, qui a eu lieu dans un party. Le service met de l’avant qu’ils ne sont pas racistes puisque d’autres femmes dans sa situation ont eu le même résultat et que son âge n’a rien à voir avec l’abandon du dossier. Dakota se trouve donc entre plusieurs discriminations, parce qu’elle est femme, jeune et que les préjugés envers les personnes autochtones concernant l’abus d’alcool est encore très présent.

L’exemple plus haut permet aisément de voir qu’il est facile de mettre les gens dans les mêmes paniers. Cette situation l’est encore plus en violence conjugale, toutefois nous prenons en compte la femme dans son ensemble, sans jugement.


Si tu te poses des questions sur ta relation suite à la lecture de ce texte, n’hésite pas à nous contacter. Nous sommes là pour t’aider à y voir plus clair.

☎ 418 227-1025  -  1 800 709-1025

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