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La bienveillance : un mot bien à la mode

durée 07h00
26 avril 2025
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Par Catherine Cliche

Le mot bienveillance est aujourd’hui très présent dans nos conversations, nos milieux de travail, nos lectures et même dans des publications inspirantes sur nos réseaux sociaux. On en parle comme d’un idéal à atteindre. Pourtant, la bienveillance n’est pas une mode récente. C’est une notion ancienne, profondément humaine, qui repose sur des valeurs de respect, d’écoute et de compassion. Si elle revient aujourd’hui au cœur des discussions, c’est peut-être parce que nous l’avons un peu trop ignoré dans notre société.

Être bienveillant, ce n’est pas simplement être gentil. C’est tendre la main sans attendre d’applaudissements, et parfois, c’est accepter de ne pas avoir toutes les réponses, mais d’être présent malgré tout. Pour les proches aidants d’une personne vivant avec un trouble de santé mentale, la bienveillance n’est pas un concept abstrait. C’est un ingrédient quotidien. Elle se manifeste dans les petits gestes : préparer un repas, accompagner à un rendez-vous ou simplement rester là, silencieux, quand les mots ne suffisent plus.

Mais attention, être bienveillant ne signifie pas s’oublier soi-même. Il ne s’agit pas de s’épuiser à vouloir tout prendre en charge, ni de confondre altruisme et sacrifice. La bienveillance commence aussi par soi. Elle demande de l’écoute… envers nos propres besoins et nos limites.

Dans un monde où tout va vite, où l’on valorise l’efficacité et la performance, la notion de bienveillance peut sembler dépassée. Par contre, c’est peut-être justement ce dont nous avons le plus besoin : ralentir, prendre soin, remettre l’humain au cœur des relations. Pas besoin d’être parfait, juste être là, avec sincérité.

Que vous soyez un proche aidant depuis longtemps ou que vous découvriez ce rôle au fil des jours, rappelez-vous ceci : la bienveillance ne résout pas tout, mais elle éclaire le chemin. Elle ne fait pas disparaître les défis, mais elle les rend un peu plus supportables. Parfois, c’est justement dans ces moments difficiles qu’un regard doux, une simple parole ou un silence partagé peuvent faire toute la différence.

Prenez soin de l’autre, oui, mais n’oubliez jamais de prendre soin de vous. C’est aussi ça, la bienveillance.

Vous avez besoin d’être écouté, d’être soutenu en lien avec votre rôle de membre de l’entourage / proche aidant d’une personne vivant avec un trouble majeur de santé mentale? N’hésitez pas à nous contacter.

Catherine Cliche
Directrice, Le Sillon


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