Pier Dutil
Plus rien ne me surprend... ou presque
Par Pier Dutil
J’ai beau avoir un long vécu, avoir observé de nombreux comportements humains et entendu des propos de toutes sortes, je me surprends encore à assister à des évènements qui me renversent.
Donald Trump déconne comme jamais, Québec solidaire fait preuve de sexisme, les coiffeuses doivent couper les cheveux en quatre pour plaire à une infime minorité et la guerre en Ukraine n’en finit plus de finir. OUF!
Une gifle pour Trump
Le vendredi 20 février dernier, la Cour suprême des États-Unis a servi tout une gifle au Président américain, Donald Trump, en décrétant que ses nombreux tarifs douaniers, utilisés pour écoeurer presque tous les pays du monde, étaient illégaux.
Sans entrer dans les détails juridiques compliqués, six des neuf juges de la Cour suprême ont estimé que Trump avait détourné à sa guise la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence utilisée pour justifier ses tarifs douaniers. Ce pouvoir revient au Congrès américain et non au Président.
Ce jugement, il a surpris un peu tout le monde puisque la Cour suprême américaine compte six juges conservateurs sur neuf et trois d’entre eux ont été nommés par Trump sous sa première présidence. Or, deux des juges nommés par Trump ont voté pour rejeter ses tarifs douaniers.
Fidèle à ses habitudes le Président américain a réagi avec des propos acrimonieux et avec hargne, menaçant d’imposer de nouveaux tarifs, traitant les juges de «stupides» et d’autres épithètes que l’on ne s’attendrait pas à entendre de la bouche d’un Président.
Cet épisode redonne un peu d’espoir aux opposants de Trump qui voient un courant de plus en plus défavorable à l’égard de ce Président odieux qui pourrait perdre ses majorités au Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre prochain. Cela aurait pour effet de réduire considérablement ses pouvoirs.
Mais, d’ici là, Donald Trump parviendra à trouver de nouveaux moyens pour perturber la planète et peut-être même menacer le déroulement des prochaines élections.
Aspirant au Prix Nobel de la paix, Donald Trump coule des bateaux et tue leurs occupants sous prétexte, toujours non prouvé, qu’ils transportaient de la drogue, il prend le contrôle du pétrole vénézuélien et voilà qu’en fin de semaine, il bombarde l’Iran sans l’accord nécessaire du Congrès, menaçant ainsi d’enflammer le Moyen-Orient.
Le titre d’un article de Laura-Julie Perreault dans La Presse+ de dimanche résume très bien cette dernière intervention : «Quand deux voyous (Trump et Nétanyahou) en attaquent un autre (Ali Khamenei).»
Du sexisme à Québec solidaire (QS)
Le parti de gauche québécois QS nous a fait une belle démonstration de sexisme récemment.
Nous avons appris qu’un règlement du parti stipulait que, pour remplacer un Député solidaire qui décidait de ne plus se représenter, seule une femme ou une personne non binaire pouvait devenir candidate dans le comté délaissé. Si vous êtes un homme, oubliez ça.
J’ose imaginer la réaction des dirigeants de QS si jamais un parti adverse avait prévu réserver un ou des comtés où seul un homme blanc hétérosexuel pourrait se présenter.
On assisterait alors à une montée de lait et les accusations de sexisme pleuveraient.
Quant aux personnes non binaires, elles ont beau nier l’existence des deux sexes, mais, en naissant, si le bébé a un pénis, c’est un gars et s’il a un vagin, c’est une fille. Celles et ceux qui prétendent le contraire ont certainement échoué leur cour d’anatomie 101 et persistent à étaler leur ignorance.
Une décision qui décoiffe
Récemment, le Tribunal des droits de la personne (TDP) a imposé à un salon de coiffure de verser une amende de 500 $ à un individu qui avait porté plainte parce qu’en allant sur le site internet du salon en question pour prendre rendez-vous, il devait choisir entre une coupe pour homme ou une coupe pour femme. Or, le plaignant se dit non binaire et il lui était impossible de faire un choix.
Malgré les discussions et les accommodements suggérés au plaignant par le salon, impossible de trouver une entente, d’où la plainte. Le plaignant exigeait une compensation de 15 000 $.
Que quelqu’un décide de porter plainte pour une affaire aussi banale, aujourd’hui, ça ne me surprend pas. Mais qu’un Tribunal, comme celui de la Commission des droits de la personne, en vienne à la conclusion que le salon de coiffure mérite une sanction, les quelques cheveux qui me restent se dressent sur mon ciboulot.
Cette affaire me donne une idée. La prochaine fois que je visiterai ma coiffeuse Annie, je lui demanderai un tarif réduit puisque j’ai moins de cheveux sur la tête. Et si elle refuse, je porterai plainte au TDP au nom de tous les chauves.
Il fut un temps où les majorités imposaient leurs vues aux minorités, mais on vit présentement la situation contraire. Les non binaires ne représentent qu’à peine 0,03 % de la population. Je suis d’accord pour les respecter, mais il ne faudrait pas exagérer. Comme on dit en Beauce : «Pousse pas ta «luck» trop loin.»
La guerre en Ukraine
Le 24 février dernier, l’invasion russe en Ukraine en était à sa quatrième année.
Cette guerre, que Poutine disait réussir à gagner en quelques jours, voire, au pire, en quelques semaines entreprend sa cinquième année. Cette même guerre, que Donald Trump devait régler en 24 heures continue à faire des milliers de victimes des deux côtés.
Malheureusement, l’Occident se contente de fournir à l’Ukraine une aide carrément insuffisante, laissant à la petite armée ukrainienne le soin de stopper les volontés expansionnistes de Poutine en Europe.
La lâcheté dont font preuve les pays occidentaux me choque, surtout que Poutine utilise des militaires en provenance de la Corée du Nord et de plusieurs pays africains, alors que l’Ukraine doit se contenter de sa propre force militaire.
Courage
Il ne reste que 1 055 jours au mandat de Donald Trump.
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Pensée de la semaine
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui demeurent optimistes malgré tout ce qui ne va pas dans notre monde actuel :

