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Le Sillon

Le communautaire à boutte… mais toujours debout

Le communautaire à boutte… mais toujours debout
Photo: Courtoisie

Depuis quelque temps, un cri du cœur traverse le Québec : celui du mouvement «Communautaire à boutte». Derrière ces mots simples, il y a une réalité complexe, portée par des milliers de travailleuses et travailleurs du milieu communautaire qui, chaque jour, soutiennent, accompagnent et tendent la main à celles et ceux qui en ont besoin.

À Le Sillon, nous tenons à exprimer clairement notre appui à ce mouvement et aux revendications qu’il porte. Parce que nous partageons ce constat : le communautaire est à bout de souffle. Mais il est important de le dire, et de le redire : si nous sommes « à boutte », ce n’est pas de l’humain.

Ce n’est pas des personnes que nous accompagnons.
Ce n’est pas des histoires que nous accueillons.
Ce n’est pas des liens que nous tissons.

Au contraire, c’est un choix, un engagement et une profonde conviction.  On travaille dans le communautaire parce qu’on croit en l’humain et parce que chaque jour, on choisit d’accompagner et de soutenir l’entourage d’une personne vivant avec un trouble de santé mentale.

Les personnes qui travaillent dans le communautaire sont formées, qualifiées et profondément engagées. Elles portent des réalités lourdes, complexes, parfois invisibles. Elles accueillent la détresse, l’épuisement, l’isolement. Elles soutiennent, font preuve de polyvalence, de flexibilité et de créativité, ce qui permet d’offrir des interventions adaptées et cohérentes, en lien avec le vécu des personnes qui utilisent nos services. Et pourtant, les ressources ne suivent pas. Les besoins augmentent, les listes d’attente s’allongent, les équipes s’essoufflent. Trop souvent, les organismes doivent faire des choix difficiles comme réduire des services et étirer des budgets déjà fragiles. Ce n’est pas par manque de volonté, c’est par manque de moyens. 

C’est là que le message du mouvement « Communautaire à boutte » prend tout son sens. La grève et les mobilisations qui ont lieu ne sont pas dirigées contre les personnes que nous aidons. Elles ne traduisent pas un désengagement. Elles sont plutôt un geste de responsabilité, une façon de dire : « Nous voulons continuer à maintenir le filet social et à le protéger, mais pas à n’importe quel prix. ». 

Parce que continuer dans ces conditions, c’est risquer de s’épuiser.
C’est risquer de ne plus être en mesure d’offrir un accompagnement de qualité.
C’est risquer de perdre ce qui fait la force du communautaire : une accessibilité des services qui place l’humain au cœur des actions.

À Le Sillon, nous croyons qu’il est essentiel de reconnaître la valeur du travail communautaire. Ce travail est complémentaire aux services publics, mais il est aussi unique. Il repose sur la proximité, la confiance et une connaissance fine des réalités vécues par les personnes.

Investir dans le communautaire, ce n’est pas une dépense : c’est un choix de société.
C’est choisir de prévenir plutôt que de réparer.
C’est choisir de redonner du pouvoir aux personnes en situation de vulnérabilité plutôt que de traiter uniquement des problèmes.
C’est choisir de soutenir et d’accompagner dans le respect du rythme de chacun.
C’est choisir de bâtir des communautés plus fortes, plus solidaires.

Aujourd’hui, nous joignons notre voix à celles de milliers d’autres organismes à travers le Québec. Nous demandons un financement à la hauteur des besoins, stable et prévisible. Nous demandons des conditions qui permettent aux équipes de faire leur travail avec dignité et efficacité, ainsi que la reconnaissance et le respect de leur expertise.

Parce qu’au fond, ce que nous voulons, c’est continuer d’être là, avec et pour les gens de notre communauté, et continuer à les accompagner. Cela exige toutefois un soutien réel, durable et à la hauteur des besoins du milieu communautaire.

Catherine Cliche
Directrice générale, Le Sillon

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Mission

Offrir un support psychosocial ainsi que des d’interventions adaptées aux besoins spécifiques des proches d'une personne vivant avec un trouble majeur de santé mentale.

 Ainsi, ils évitent l’épuisement et développent des habiletés à améliorer la relation, tout en maintenant un bon équilibre psychologique.


477, 90e Rue, Suite 240, (Place 90),  Saint-Georges, Qc   G5Y 3L1
Tél. : 418-227-6464   |   Fax. : 418-227-6938
Courriel : info@lesillon.com   |   Site Web : www.lesillon.com

TERRITOIRE BEAUCE ETCHEMINS.

 

 

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