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«Ça sentait le Diable» au Cégep avec Éric Michaud

durée 07h57
7 février 2012
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Par Philippe Morin, Journaliste

Le conteur Éric Michaud a présenté son spectacle «Ça sent le Diable» ce lundi 6 février à l’auditorium du Cégep Beauce-Appalaches devant un public d’étudiants. Accompagné par le musicien Frédéric Laberge à la guitare, le duo a fait voyager son public non pas dans l’espace, mais dans le temps (au 19e siècle, plus précisément) avec deux histoires inspirée de la tradition du conte québécois. Le conteur en est à sa troisième visite en Beauce et présentera un second spectacle ce mardi 7 février à 12h10 au Cégep Beauce-Appalaches.

Éric Michaud a commencé la soirée en expliquant la raison de son passage. Il raconte que dans sa jeunesse, après avoir dilapidé l’héritage de ses parents, il aurait appelé l’aide du diable. Celui-ci lui aurait donné accès à 666 pièces d’or par mois. Seulement, cet argent est maudit et apporte malheur à son propriétaire. La seule façon pour lui de s’en sortir est de raconter au plus de monde possible des histoires sur le diable afin de s’assurer que celui-ci ne perde pas sa popularité. Une mission que le conteur ne prend pas à la légère.

Le conte de ce soir était celui du jeune Maturin, un jeune homme vivant dans la misère. Après trois journées sans nourriture, il s’écrie : « Je serais prêt à vendre mon âme pour manger et boire ! » Ces paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd puisque le diable, le principal intéressé par une pauvre âme en détresse, lui apparaît et lui propose un marché.

Pour nourrir et abreuver Maturin, le diable lui donne un manteau de fourrure aux poches sans fonds remplies d’or. Avec l’argent du manteau, le jeune homme pourra se payer toute la nourriture du monde, mais à quelques conditions : il doit porter le manteau durant 7 ans, sans jamais l’enlever, sans jamais se laver. S’il arrive à respecter ces conditions, il sera un homme libre. Sinon, son âme appartiendra au diable. Vu la situation dans laquelle Maturin est coincé, il accepte le marché.

C’est ainsi que débute le conte de Maturin qui dut, à cause d’un pacte avec le diable, faire fit des canicules et de son hygiène personnelle durant 7 ans. Pour Éric Michaud, raconter l’histoire de Maturin est une vraie partie de plaisir. Il enchaîne les blagues et les expressions faciales avec justesse sans jamais pour autant s’éloigner de l’action de l’histoire. Le public a apprécié le talent du conteur qui l’aura fait rire toute la soirée.

Charles Jacques, étudiant au Cégep, a beaucoup aimé la prestation de M. Michaud. « Il raconte bien son histoire et il est vraiment drôle, il nous a souvent fait rire ». Pour accompagner le conteur, le guitariste Frédéric Laberge ajoute aux paroles un coussin musical, se voulant parfois d’arrière-plan, parfois de concert avec le déroulement de l’histoire. Un ajout pertinent au spectacle qui contribue grandement à la construction de l’univers fantastique de la soirée.

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