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25 septembre 2021 - 06:00

Québec–Chaudière-Appalaches

Une première journée de grève dans les CPE

Par Salle des nouvelles

Sans convention collective depuis plus de 18 mois, les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN ont profité de la journée du 100e anniversaire de la centrale syndicale vendredi (hier) pour accentuer la pression sur le gouvernement en exerçant une première journée de grève.

Pour ce faire, une manifestation s'est tenue à Québec devant le ministère de la Famille. D’autres manifestations semblables ont eu lieu au même moment dans toutes les régions du Québec.  

« Le manque de main-d’œuvre est criant dans les CPE de la région et, malheureusement, les offres déposées par le gouvernement à ce jour sont nettement insuffisantes pour renverser cette tendance et assurer la pérennité du réseau », a déploré Mélanie Pelletier, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Les 11 000 travailleuses et les travailleurs des CPE affiliés à la CSN piaffent d’impatience alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois et que la situation continue de s’empirer sur le terrain. Pendant ce temps, non seulement le gouvernement n’offre aucune solution concrète pour résoudre les problèmes de surcharge de travail et les difficultés de recrutement et de rétention du personnel, mais il fait des demandes de reculs qui ne feront qu’aggraver la situation.

« Aujourd’hui, partout à travers la province, on dit : C’est assez! » s'est exclamée Barbara Poirier, présidente par intérim du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Je lance un avertissement au Gouvernement de François Legault, qui préfère investir dans du béton plutôt que dans ce magnifique réseau qui fait la fierté du Québec : Ne sous estimez pas le pouvoir de la colère des femmes. »

Les travailleuses et travailleurs revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle salariale (avant la négociation du secteur public) contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.  

Les représentants syndicaux demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits. Elles veulent aussi du temps pour la préparation du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

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