Enquête à Saint-Bernard: l'eau est responsable des cas d'infection à la campylobacter
Les résultats de l’enquête de l’Institut national de santé publique du Québec et de la Direction de santé publique de Chaudière-Appalaches sur l’éclosion d’infections vécue à l’été 2018 dans la municipalité de Saint-Bernard sont maintenant connus. Ils révèlent que la consommation de l’eau de la municipalité est l’élément qui explique l’éclosion d’infections à campylobacter et de gastroentérites vécue par plusieurs citoyens de la municipalité.
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Il faut rappeler que l’eau de la municipalité n’est pas chlorée et que des avis d’ébullition sont émis de temps à autre. Ceci, dit la municipalité était en pourparlers en juillet dernier afin de faire chlorer son eau et d’y retirer le manganèse. Enbeauce.com a contacté la municipalité de Saint-Bernard pour savoir si ce dossier avait progressé. La subvention n’a toujours pas été accordée et la ville ne peut pas confirmer à partir de quand ces mesures seront effectives, mais on espère qu’elles entreront en vigueur à partir de l’an prochain. La ville soutient que les résidents de Saint-Bernard ne sont pas préoccupés outre mesure des conclusions de l’enquête.
L’enquête indique qu’il n’existe aucun autre lien commun entre les personnes malades. Les aspects liés à l’alimentation, la consommation de produits crus ou peu cuits, le contact avec des animaux de compagnie, de ferme ou sauvages et la fréquentation de lieux ou d’événements ont été évalués. Les personnes qui consommaient l’eau de la municipalité avaient 18 fois plus de risques de présenter une infection que les personnes n’ayant pas consommé cette eau.
Les investigations réalisées par la municipalité au cours des dernières semaines démontrent une vulnérabilité du réseau d’eau potable puisque différents contaminants y ont été décelés par moment. Le campylobacter n’a pas été retrouvé dans l’eau, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’il y survit peu longtemps. Toutefois, il importe de souligner que dans la majorité des cas de ce genre d’éclosion, il n’est pas possible de retrouver cette bactérie dans l’eau.
L’importance de faire bouillir l’eau Compte tenu de la vulnérabilité du système d’eau potable, l’avis d’ébullition demeure en vigueur.
« Il est important que les citoyens fassent bouillir l’eau, car la fiabilité du réseau n’est pas garantie et de telles situations pourraient se reproduire. L’avis d’ébullition demeurera en vigueur jusqu’à ce que la sécurité du réseau soit assurée »
Dr René Veillette, médecin-conseil à la Direction de santé publique.
Au cours des dernières semaines, la municipalité de Saint-Bernard a réalisé différentes interventions pour évaluer et sécuriser son système de distribution d’eau potable. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques évalue actuellement les interventions réalisées et déterminera, en collaboration avec la santé publique, si le réseau est sécurisé pour procéder à la levée de l’avis d’ébullition.
Été 2018 : rappel de la situation de juillet 2018, la Direction de santé publique a été alertée par un nombre anormalement élevé de cas de gastroentérite chez les citoyens de Saint-Bernard. Parmi les personnes malades, neuf (dont un visiteur) ont reçu un diagnostic d’infection à campylobacter, dont plusieurs enfants. Rappelons que l’infection à campylobacter est une maladie à déclaration obligatoire auprès des laboratoires.
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