Capotage d'un autobus en mars dernier
Le coroner rend public son rapport sur le décès de Xavier Landry-Rousseau

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles
Le coroner Donald Nicole vient de rendre public son rapport d'investigation concernant la mort de Xavier Landry-Rousseau, 13 ans de Scott, décédé à la suite d"un accident d'autobus survenu le samedi matin 7 mars dernier, sur la route de la Grand-Ligne nord à Saint-Rose-de-Watford.
Rappelons que le jeune cadet était passager, avec son unité de Sainte-Marie, à l’arrière d’un autobus scolaire, lorsque le conducteur a perdu le contrôle dans une pente descendante glacée. L’autobus a alors fait une violente sortie de route et a terminé sa course par un retournement (capotage) dans le fossé.
Lors de l’accident, l'adolescent a été éjecté de l’habitacle du véhicule par la porte de secours arrière qui s’est ouverte inopinément. Il s’est retrouvé coincé sous la partie arrière de l’autobus. Des personnes sur place ont tenté de le dégager, sans succès. Après avoir été libéré par les secours, les ambulanciers ont pris en charge le jeune homme et ont constaté que ce dernier n’avait plus de signes vitaux. Il a alors été transporté à l’Hôpital de Saint-Georges où son décès fut constaté par un médecin.
Dans son rapport, Me Nicole signale que l’accident est survenu dans un environnement rural, sur une route municipale peu fréquentée, dans une section droite, avec une pente descendante ayant une inclinaison d’environ 10 %. À cet endroit, la chaussée est en gravier et en bon état et est assez large pour permettre la circulation dans les deux sens (nord-sud). La limite de vitesse maximale permise y est de 80 km/h.
«Au moment de l’événement, il n’y avait aucune circulation, il faisait jour, le temps était nuageux avec des averses de pluie verglaçante, la température était près du point de congélation, la visibilité était bonne, mais la chaussée était glacée et très glissante», décrit le coroner.
Une vérification auprès du responsable de l’entretien hivernal du secteur a mis en évidence que l’état des routes s’était rapidement détérioré entre 6 h et 8 h, à cause de la pluie verglaçante, que tout le personnel et tous les équipements étaient à l’œuvre dans le secteur et que la route où est survenu l’événement était sur leur itinéraire, mais que l’accident s’était produit juste avant leur intervention.
L’enquête policière a mis en évidence que le conducteur de l’autobus scolaire avait emprunté le trajet le plus court pour se rendre à destination, qu’il utilisait cette route pour la première fois et qu’il avait adapté sa conduite aux conditions routières.
L’analyse des données du système de géolocalisation et module de commande électronique de l’autobus a démontré que 49 secondes avant la collision, le véhicule circulait à une vitesse de 31 km/h, qu’à 34 secondes avant l’accident, l’autobus avait atteint une vitesse de 48 km/h et que malgré l’application des freins, l’autobus avait accéléré à 85 km/h quatre secondes avant le renversement.
«Une inspection mécanique de l’autobus n’a mis en évidence aucune défectuosité mécanique ni aucune usure excessive ayant contribué à l’accident. Le véhicule n’était l’objet d’aucun rappel de sécurité, établit le coroner. De plus, une vérification du loquet de la porte de secours arrière de Page 3 de 6 l’autobus a été effectuée par un ingénieur de Transport Canada et il n’y avait aucune défectuosité pouvant expliquer l’ouverture soudaine de la porte de secours. Le poids du levier et la force cinétique lors du renversement de l’autobus ont probablement été suffisants pour déclencher l’ouverture inopinée de la porte de secours » a conclu Me Nicole.
À lire également
Des funérailles dans l'intimité pour Xavier Landry-Rousseau
Accident mortel à Sainte-Rose-de-Watford: l'identité de la victime rendue publique
