COVID-19
Une juge interdit à un père d'emmener son garçon dans les manifestations antimesures
Une juge de la Cour supérieure du Québec a statué qu’une mère peut faire vacciner son jeune fils contre le coronavirus sans le consentement du père. Elle ordonne aussi au père de ne plus emmener l’enfant à des manifestations contre les mesures sanitaires.
Dans une décision datée du 12 avril, la juge Nathalie Pelletier se range du côté de la mère de l’enfant de 10 ans, qui dit avoir appris que le père du garçon l’avait forcé à mentir sur son âge pour éviter de porter le masque dans les lieux publics.
La mère soutient que le père de l’enfant l’a emmené aux manifestations du convoi de camionneurs à Ottawa l’hiver dernier, affirmant qu’il voulait inculquer des valeurs démocratiques au garçon. La mère estime de son côté que ce genre de manifestation est dangereux pour les enfants.
Le père, quant à lui, a déclaré au tribunal que les manifestations contre les mesures sanitaires ne sont pas risquées pour les enfants et qu’il a le droit d’être contre la vaccination.
La juge Pelletier a conclu que les preuves soumises par le père pour défendre sa position contre la vaccination n’étaient pas corroborées par des experts de la santé.
Elle a statué qu’il serait dans l’intérêt du garçon de le faire vacciner, mais aussi de le garder à l’écart des manifestations contre les mesures sanitaires, qui, selon elle, peuvent dégénérer rapidement en violence.
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