Symboles religieux
La «loi 21» débattue devant la Cour d'appel du Québec dès aujourd'hui
Le plus haut tribunal de la province devrait commencer à entendre lundi les débats sur la constitutionnalité de la loi sur la laïcité, aussi connue sous le nom de projet de loi 21.
Tant le gouvernement du Québec que les groupes qui s'opposent à la loi contestent une décision rendue en avril 2021 qui a largement confirmé la loi controversée sur les symboles religieux.
Le jugement avait toutefois aussi annulé les dispositions relatives aux commissions scolaires anglophones et à l'interdiction faite aux membres de l'Assemblée nationale de couvrir leur visage.
La loi interdit aux travailleurs du secteur public en position d'autorité, y compris les enseignants, les policiers et les juges, de porter des symboles religieux tels que le hijab, la kippa ou le turban, au travail.
Un juge de la Cour supérieure a statué l'an dernier que la loi avait des impacts «graves et négatifs» sur les personnes qui portent des symboles religieux, mais qu'elle est largement légale et ne viole pas la constitution.
Les efforts pour contester la loi sont compliqués par l'utilisation préventive par le gouvernement du Québec de la clause dérogatoire, qui la protège de la plupart des contestations judiciaires.
Les groupes opposés à la loi ont déposé des arguments en décembre, disant qu'elle allait à l'encontre de l'architecture constitutionnelle du Canada et qu'elle enfreignait la compétence fédérale.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le Code civil forge le système judiciaire québécois depuis 160 ans
Le Québec est une société distincte à bien des égards, même en matière de justice. Il compte sur un Code civil, issu du droit français, qui marque sa spécificité juridique depuis 160 ans face au reste du Canada. Le 1er août 1866, le « Code civil du Bas-Canada » a fait son entrée. Ce document est venu en quelque sorte mettre de l'ordre ...
LIRE LA SUITE
Pas de libération conditionnelle avant 16 ans pour Keven Deblois
Condamné à la prison à vie, en mai dernier, pour le meurtre de sa conjointe, Keven Deblois ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant un minimum de 16 ans. C'est l’entente qui est intervenue entre les parties, mardi au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, et entérinée par le juge Carl Thibault de la Cour supérieure. ...
LIRE LA SUITE
Vingt mois d'emprisonnement dans la collectivité pour Keven Mathieu
L'ex-enseignant en éducation physique à l’École Jésus-Marie de Beauceville, Keven Mathieu, a été condamné lundi, au palais de justice de Sant-Joseph-de-Beauce, à purger une peine de 20 mois d’emprisonnement avec sursis. L’homme de 35 ans avait été arrêté et accusé, en juin 2025, de contacts sexuels et d’incitation à des ...
LIRE LA SUITE