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15 octobre 2019 - 12:59 | Mis à jour : 13:45

Pour qui voter?

 

POUR QUI VOTER?

 

Dans ma chronique de la semaine dernière, je vous rappelais que le système électoral dans lequel nous vivons est une démocratie représentative, à savoir qu’à divers intervalles, les électeurs ont le privilège de choisir le représentant qui siégera à titre de député en leur nom au Parlement pour adopter les lois et règlements qui régiront notre vie publique.

 

Lundi prochain, le 21 octobre, nous aurons l’occasion de choisir notre député. Pour plusieurs, ce choix semble banal. Certains ont toujours voté et voteront toujours pour le même parti, peu importe le candidat dans le comté. On est rouge ou bleu de génération en génération. Ce n’est pas la façon la plus sage, mais elle guide encore un trop grand nombre d’électeurs.

 

D’autres choisissent de voter «contre», se concentrant sur les candidats ou les partis qu’ils n’aiment pas. On procède par élimination pour finalement choisir «le moins pire». Là aussi, on ne fait pas nécessairement un choix éclairé.

 

Enfin, il y a celles et ceux qui ne votent pas, faisant preuve de cynisme et prétendant que, de toute façon, ça ne change rien.

 

Lors de la dernière élection fédérale en Beauce, en 2015, 66,5 % des électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote. Cela laisse le tiers des électeurs qui n’ont pas fait l’effort de se rendre voter. Que vous votiez ou non, vous allez devoir payer vos impôts, vos taxes et vous serez soumis aux mêmes lois que tous.

 

Notre député

Le député que nous élirons lundi prochain sera notre employé, celui que nous aurons choisi pour aller nous représenter à Ottawa.

 

Et cet employé, il sera très bien payé. Un député fédéral reçoit un salaire de base de 178 900 $, soit un montant beaucoup plus élevé que le salaire de la presque totalité de ses électeurs. Évidemment, il s’agit là d’un montant brut.

 

De plus, s’ajoutent à ce salaire des primes selon les responsabilités qui lui sont confiées (ministre, chef de l’opposition, membres ou président de commissions, leader parlementaire, etc.) En réalité, très peu de députés doivent se contenter de leur salaire de base.

 

Enfin, nos chers élus bénéficient d’un important compte de dépenses pour couvrir leurs frais de fonctionnement (personnel, location de bureau, frais d’hébergement à Ottawa, déplacements, etc.)

 

À titre d’exemple, du 1er avril au 30 juin dernier, le député de Beauce, Maxime Bernier, s’est vu rembourser des dépenses de 91 975 $. Sur une base annuelle, cela représente des dépenses totales de 367 900 $. À la défense de Maxime Bernier, ce dernier n’est pas le plus dépensier à la Chambre des Communes. De tous les députés du Québec, il est dans la moyenne, sans plus. Il faut aussi reconnaître que ces montants ne sont pas versés personnellement au député. Les sommes sont remboursées suite à la production de documents ou de factures prouvant que les dépenses ont bel et bien été effectuées. Ce n’est pas un bar ouvert, même si le système en place est fort généreux.

 

 

La campagne actuelle

La campagne qui s’achève aura vu les divers partis se livrer à une orgie de promesses dont la réalisation nécessiterait des dépenses de plusieurs milliards de dollars. Il y a quelques années, on se contentait de parler de millions, mais, pourquoi se limiter quand le bon peuple ne cesse de toujours en demander davantage au gouvernement. On semble oublier que chaque dollar qui nous est versé par le gouvernement provient de nos poches. C’est toujours le contribuable qui finit par payer.

 

On a aussi vu des partis faire des promesses dont la réalisation pourrait s’échelonner jusqu’en 2030, voire même 2050; comme s’ils croyaient demeurer au pouvoir pour encore 30 ans. N’oubliez pas que l’on vous élit pour un mandat de quatre ans.

 

Un large éventail

Cette année, en Beauce, nous avons le choix entre sept candidats : Maxime Bernier du PPC, Maxime Bernier du PR, François Jacques-Côté du NPD, Josiane Fortin du PV, Richard Lehoux du PCC, Guillaume Rodrigue du BQ et Adam Veilleux du PLC.

 

Avec un tel choix, il faudrait faire preuve de mauvaise foi pour prétendre ne pas trouver un candidat et un programme susceptibles de nous intéresser.

 

Si vous choisissez de ne pas voter, cela revient à dire que vous vous fichez totalement du choix de la personne qui vous représentera au Parlement canadien. Si tel est le cas, ne venez pas chialer par la suite si les décisions prises par les élus ne font pas votre affaire. Pour avoir le droit de critiquer, il faut avoir voté.

 

De récents sondages nous indiquent que le résultat s’annonce serré en Beauce; raison de plus pour voter, car, cette fois-ci, votre vote pourrait faire la différence.

 

PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine aux électrices, électeurs, candidates et candidats :

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