Nous joindre
Publicité

Billet

Lettre à ma mère… et pour d’autres aussi

Lettre à ma mère… et pour d’autres aussi
Photo: Sylvio Morin

Chère maman, je commence tout de suite cette lettre en te disant que je me compte chanceux de t’avoir toujours parmi nous, bien vivante, toute lucide, physiquement intègre (malgré tes petites rondeurs qui malmènent tes articulations!), particulièrement rebelle au confinement en cette période de pandémie mais quand même respectueuse des directives à suivre, généreuse comme pas une, bref un modèle 1937 qui continue de tenir la route!

Bien d’autres personnes non pas cette chance parce que celle qui leur a donné la vie a quitté ce monde, récemment ou il a y fort longtemps, dans des circonstances aussi diverses que possible. Pour d’aucuns, si le corps est encore là, c’est l’esprit qui est coupé de ce qu’on désigne la réalité. Je ne sais laquelle des deux situations est la plus pénible.

S’il n’y a qu’une seule journée officielle pour souligner son appréciation envers sa maman, rien n’interdit de le faire à l’année longue, à tous les jours, sans que cela demande de dérouler le tapis rouge. C’est bien connu, la mère apprécie le geste véritable, sans fioritures, à l’intention repoussée à la semaine des quatre jeudis.

Merci donc, maman, de m’avoir porté, nourri, lavé, cajolé, transporté, éduqué, grondé, conseillé, élevé, averti, défendu. Aussi d’avoir ramassé, partagé, bourse déliée et combien d’autres. Et bien sûr, d’avoir aimé.

« Qui prend l'enfant par la main prend la mère par le cœur », dit un proverbe danois. Aujourd’hui, je suis ton enfant qui te tend la main que je sais tu prendras. Aujourd’hui, tendons la main à notre mère. Cela mènera directement au coeur.

P.-S. - J’oubliais le plus important : je t’aime.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Délias Méthot victime de débâcles à répétition il y a 100 ans
ChroniquesPublié le 16 août 2026

Délias Méthot victime de débâcles à répétition il y a 100 ans

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Dans la Beauce, on a tous entendu parler de ces effrayantes débâcles printanières. Les plus de 40 ans se souviennent de la dernière vraie, celle de 1986, qui avait inondé le centre-ville. La pire fut celle de 1896. Les suivantes en importance furent probablement celles de 1928, de 1938 et de 1939. Au siècle ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le pouvoir des petites pauses
ChroniquesPublié le 15 août 2026

Le pouvoir des petites pauses

Quand on est proche aidant en santé mentale, on développe souvent le réflexe d’être “toujours disponible”. On reste attentif, on anticipe, on accompagne… et bien souvent, sans même s’en rendre compte, on reste en mode vigilance presqu’en continu. Être présent ne veut pas dire être disponible 24 heures sur 24. Prendre une pause, ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le camp trois couleurs de Lorenzo Boucher
ChroniquesPublié le 9 août 2026

Le camp trois couleurs de Lorenzo Boucher

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Quand les gens qui s'en souviennent parlent de cet établissement, plusieurs l'appellent le MOTEL TROIS COULEURS, mais à l'origine, son propriétaire l'a appelé le CAMP TROIS COULEURS. On devine qu'il a choisi ce nom en référence aux trois couleurs dont il était peint: blanc, bleu et orange. La teinte dominante ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Sylvio Morin