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Centre-ville, vacances et profs

Centre-ville, vacances et profs

CENTRE-VILLE, VACANCES ET PROFS

Cette semaine, ma chronique ne se limitera pas à un seul sujet. À l’image de la situation présente, on va déconfiner notre champ d’intérêts et tenter d’éviter ce cher coronavirus qui demeure présent, tout en tentant de se faire oublier.

Piétoniser le centre-ville

Ma chronique de la semaine dernière, portant sur la possibilité de piétoniser une section du centre-ville de Saint-Georges, n’a pas plu à mon Maire, Claude Morin. Tôt mardi matin, il m’appelait et il était sur une «ripompète». 

Pour nous remettre dans le contexte, voici ce que j’écrivais concernant la demande de propriétaires et de gérants de restos-bars de la 1ère avenue et qui n’a pas plu au Maire Morin : «Sans même prendre le temps d’analyser cette demande, le Maire, Claude Morin, a rejeté cette suggestion, prétextant que le Ministère des Transports s’y opposerait…»

Je laissais ainsi entendre que la demande n’avait pas été reçue avec tous les égards qu’elle méritait. Or, c’est ce point en particulier     qui a irrité mon Maire. Et, vérifications faites, mon Maire avait raison.

La demande des propriétaires et gérants de restos-bars, qui souhaitaient faire d’une section de la 1ère avenue une zone piétonnière durant les fins de semaine, a bel et bien été accueillie positivement à l’Hôtel de Ville et a même fait l’objet de réunions avec divers organismes concernés dont la Sûreté du Québec, entre autres. 

Selon les dires du Maire Morin, on a même procédé à diverses mesures des trottoirs pour vérifier si on disposait de l’espace nécessaire. Là où le projet a achoppé, c’est au niveau de la possibilité de demander aux camions d’emprunter la promenade Redmond à la sortie Est du pont.

Malheureusement, il est impossible pour certains camions tirant une semi-remorque d’effectuer le virage en question. Impossible de diriger ces camions ailleurs, donc, impossible de fermer la section de la 1ère avenue allant de la 118e à la 116e rue.

Si le projet avait plutôt concerné la section sud de la 1ère avenue, le tout aurait été facilement envisageable comme on le faisait il y a plusieurs années pour la tenue d’une vente trottoir.

Je tiens donc à m’excuser auprès de mon Maire pour avoir tourné les coins un peu rond la semaine dernière. Erreur avouée à moitié pardonnée dit l’adage.

Vive les vacances!

Cette année, la saison des vacances sera fort différente. Oublions les plages du Maine ou d’ailleurs aux États-Unis, oublions les séjours en Europe et oublions même les voyages dans certaines autres provinces canadiennes qui ont fermé leurs frontières aux visiteurs de l’extérieur.

Ça se passera donc au Québec. Et, déjà, plusieurs établissements hôteliers, chalets à louer ou terrains de camping sont à guichets fermés. On y accueillera moins de monde et plusieurs mesures de protection devront être mises de l’avant.

Pour plusieurs, ça se passera à balcon ville. Les vendeurs de piscines suffisent à peine à répondre à la demande. Ça fait au moins un type de commerce qui profite de la pandémie. 

Pourquoi ne pas en profiter pour redécouvrir des coins de notre région que l’on a trop souvent délaissés? L’organisme Destination Beauce a lancé il y a quelques mois «La Route de la Beauce», un itinéraire qui nous guide et nous fait découvrir 13 coups de cœur situés à proximité. C’est une bonne occasion de jouer aux touristes chez nous.

Les profs

Quand on parle des profs, ces enseignantes et enseignants du primaire et du secondaire, on entend généralement plus de critiques que de compliments. Pendant que les écoles du Québec ont été fermées au cours des derniers mois et que les parents se sont retrouvés à la maison avec leur progéniture, certains ont trouvé que ce n’était pas facile d’endurer ses petits monstres à longueur de journée, cela même si on n’en comptait qu’un ou deux par maisonnée.

Plusieurs parents ont eu une pensée positive pour les profs qui doivent en accueillir de 15 à plus de 20 par classe durant la journée. S’il fallait une pandémie pour que les parents apprécient davantage les profs, ces derniers sortiront peut-être gagnants de cet épisode.

J’ai également une pensé spéciale pour les directions d’écoles et les profs de Secondaire V qui ont fait des pieds et des mains pour offrir à leurs finissantes et finissants une cérémonie spéciale marquant la fin de cette étape de leur vie scolaire. Selon les écoles, des initiatives qui sortaient de l’ordinaire ont vu le jour et ont été fort appréciées des finissantes et finissants. C’est tout à l’honneur de ces profs qui ne se sont pas contentés d’appliquer la convention collective, comme le leur suggéraient certains dirigeants syndicaux, mais qui ont témoigné de l’amour de leur profession et de leurs élèves.

D’accord, ce n’était pas aussi «tripant» que le bal traditionnel et le party de clos qui suivait, mais c’était quelque chose d’unique dont tout le monde se rappellera. Et tout cela sans saoulerie et mal de bloc le lendemain.

Visionnez tous les textes d'opinion de Pier Dutil

PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine aux travailleuses et travailleurs qui hésitent parfois à prendre des vacances :

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