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ACEF Appalaches Beauce Etchemins

Encore des aînés obligés de se relocaliser suite à la fermeture d'une résidence

durée 08h11
5 juin 2021
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Par Salle des nouvelles

L'Association coopérative d'économie familiale Appalaches-Beauce-Etchemins (ACEF - ABE) a publié un communiqué jeudi à la suite de la fermeture du Pavillon Parent à Saint-Isidore. Voici l'intégrale du message de l'organisme.

Après la Résidence Saint-Éphrem et de l’Aube Nouvelle de Saint-Victor, une troisième résidence pour aînés ferme ses portes à quelques jours d’avis sur notre territoire en quelques mois. En effet, nous avons appris avec stupeur la fermeture du Pavillon Parent à Saint-Isidore. Le retrait de l’entente avec le réseau public de 10 places en ressources intermédiaires (RI) serait à l’origine de ce bouleversement. La même résidence accueillant également six places pour personnes autonomes aurait donc décidé de fermer toute la résidence obligeant ces dernières à déménager. 

Cette nouvelle fermeture porte matière à réflexion, notamment : Est-ce que le CISSS aurait pu apporter de l’aide à cette résidence afin d’éviter la relocalisation de ses locataires ? Aurait-il été possible de prévenir les usagers dans un délai raisonnable, ou encore d’accompagner le propriétaire afin de régler les situations problématiques ? Quelle place occupe le facteur humain pour les gestionnaires de notre système public dans processus de prise de décision ?

En ce qui concerne les locataires en RI, ils devraient avoir accès à un traitement juste, comme tous les autres locataires du Québec. En effet, lors d’une reprise de logement, l’article 1960 du Code civil du Québec prévoit que « Le locateur qui désire reprendre le logement ou évincer le locataire doit aviser celui-ci, au moins six mois avant l’expiration du bail à durée fixe ». De plus, l’article 1965 de cette même loi prévoit que « le locateur doit payer au locataire évincé une indemnité de trois mois de loyer et des frais raisonnables de déménagement pour se relocaliser ».

La fermeture d’une autre RPA en milieu rural oblige nos aînés à déménager vers les villes. Pour une municipalité comme Saint-Isidore, la disparition d’une petite RPA se traduit par le déracinement des aînés, obligés de s’exiler vers les centres urbains. Une situation souvent lourde à porter pour les résidents et leurs proches. 

Un peu plus de 440 RPA ont fermé leurs portes entre 2016 et 2021 au Québec. La très grande majorité de celles-ci avait moins de 50 unités. De plus, selon Radio-Canada, depuis décembre 2020, c’est 33 résidences privées pour aînés (RPA) de plus qui ont vécu le même sort. Nos aînés sont ainsi dirigés vers les grandes résidences de plus de 100 unités. Il est tout à fait légitime de se demander si ce contrat social est adéquat et s’il répond à la Charte des droits et libertés du Québec, selon laquelle toute personne a droit de vivre dans le respect et la dignité.  

« Avec tous les problèmes vécus par les aînés dans les milieux d’hébergement, nous continuons à les encourager à rester le plus longtemps possible dans leurs maisons. Nous les invitons à bien s’informer sur les services offerts dans leur milieu », souligne Chantal Bernard, agente de développement et chargée de projets au volet aîné à l’ACEF-ABE.

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Vieillir chez soi ou déménager
L'ACEF-ABE offrira d'ailleurs un programme de dix ateliers à ce sujet intitulé « Vieillir chez soi ou déménager ».Ce programme sera notamment offert en Nouvelle-Beauce à l’automne 2021 et vise à offrir de l'information pouvant prévenir un bouleversement provoqué par une fermeture de résidence pour personnes âgées.

Créée en 1967, l’ACEF - Appalaches-Beauce-Etchemin est une association à but non lucratif vouée à la défense et à la promotion des droits des consommateurs, des locataires et des personnes assistées sociales. 

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