Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Lettre ouverte

Engorgement des établissements de santé : les paramédics arrivent en renfort

durée 04h00
13 octobre 2021
2ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante

Nous reproduisons ici l'intégrale d'une lettre ouverte des porte-paroles de la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec concernant l'engorgement des établissements de santé.

La décision est tombée, les paramédics feront leur entrée dans les salles d’urgence pour prêter main-forte aux infirmières et désengorger le système de santé.

Le ministre de la Santé a signé un décret duquel on permettra aux paramédics de réaliser davantage de soins de santé, non seulement dans les urgences, mais aussi dans les CHSLD, les hôpitaux et les CLSC.

Bien que la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ) accueille favorablement une telle nouvelle, il existe toutefois des bémols, et certains éléments méritent d’être clarifiés.

D’emblée, nous considérons qu’il s’agit d’une belle avancée au point de vue professionnel. Les paramédics sont des professionnels de la santé à part entière. Ils méritent d’être reconnus comme tels.

Les paramédics voient ainsi leur champ de profession s’élargir, et pourront donc réaliser des actes cliniques. Il existe beaucoup d’actes faits par ces derniers qui étaient permis dans leur véhicule, mais qui n’étaient pas permis à l’intérieur d’un établissement de santé.

Cela dit, cette intégration des paramédics au réseau ne doit certainement pas constituer les prémisses d’une intégration à l’Ordre des infirmières du Québec (OIQ). Les deux professions ont leurs champs d’expertise respectifs.

Nous avons le sentiment désagréable qu’il s’agit ici d’un risque pour ce projet prioritaire, et que nous estimons nécessaire à la protection du public. La CESPQ demande la création d’un ordre professionnel spécifique et avec des actes réservés pour les paramédics. Cela constitue une priorité faisant l’objet d’un vaste appui au Québec. D’ailleurs, le ministre de la Santé a pris un engagement en ce sens en mai 2021.

De plus, nous espérons en conséquence que le financement des mesures de désengorgement des urgences annoncées sera au rendez-vous. Nous avons en mémoire le plan gouvernemental d’un milliard de dollars pour pallier à la pénurie des infirmières. Nous croyons à juste titre que la « petite révolution » dans la gestion du système de la santé dont parle le premier ministre doit s’appliquer ici dans le cas des paramédics qui mettront la main à la pâte.

Aussi, le ministre de la Santé a annoncé en mai dernier le début de travaux portant sur une grande consultation visant l’adoption d’une politique québécoise sur les soins préhospitaliers d’urgence.

Nous entendons toujours l’écho des paroles du ministre et estimons encore que cette consultation préalable à l’instauration d’une première politique ministérielle peut être porteuse de solutions fécondes pour le futur du secteur des soins préhospitaliers d’urgence.

Nous sommes impatients de tenir pareille grande consultation, et espérons que les circonstances actuelles n’auront pas pour effet de la reléguer aux calendes grecques.

Notre association est déterminée à participer au développement de solutions efficaces, productives et accessibles permettant d’assurer, en région comme dans les centres urbains, une qualité et une continuité de services pour désengorger les salles d’urgence, pour améliorer les moyens d’accès aux soins et pour offrir partout des soins communautaires.

Lise Goyer
Maxime Laviolette

Porte-paroles de la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 22 juin 2026

Qu’est-ce qui se passe avec notre électricité?

Les dirigeants d’Hydro-Québec ne sont pas toujours faciles à suivre. Selon les années, on risque de manquer d’électricité ou bien on en a trop. Dans son plan d’action de 27 pages déposé en 2023 et intitulé «Vers un Québec décarboné et prospère» Hydro-Québec prévoit des investissements de quelque 185 milliards de dollars (185 G$) pour accroître sa ...

Publié le 21 juin 2026

Quand la 120e rue était achalandée

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Quand on se remémore le centre-ville à l'époque de son apogée, au siècle dernier, on pense généralement à la 1re avenue dans les années '50, '60 et '70. Il est vrai que ce fut une belle époque, mais on ne doit pas oublier la 120e rue (qui s'appelait autrefois la rue ...

Publié le 15 juin 2026

Pourquoi arrêter de travailler quand le travail n'est pas fini?

Comme ses prédécesseurs, le Gouvernement de la CAQ a mis fin aux travaux de l’Assemblée nationale vendredi dernier alors que plusieurs projets de loi ont été abandonnés par manque de temps. Pourtant, rien n’obligeait les parlementaires à cesser leurs délibérations alors qu’il restait encore passablement de travail à effectuer. Plus ça change, ...

app-store-badge google-play-badge