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Complexe culturel : Les citoyens manifestent leur opposition à l’Hôtel de ville

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4 mars 2010
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Hier, la signature des registres concernant les règlements d’emprunt pour la réalisation de la salle de spectacles au centre-ville et de l’espace muséologique au Couvent des sœurs du Bon Pasteur a provoqué beaucoup de va-et-vient à l’intérieur de l’Hôtel de Ville de Saint-Georges. En date d’hier après-midi, plus de deux cents personnes ont signé lesdits registres. Selon l’avis de quelques-uns des signataires, c’est un projet au-delà des moyens des habitants de cette Ville.

Aujourd’hui, les gens peuvent toujours signer les registres d’emprunt de 15,8 M$ pour la salle de spectacles et de 4,86 M$ pour l’unité muséale dans l’ouest. Les résultats seront connus dès ce soir soit environ à 19 h après la fermeture des registres.

Une citoyenne, Lisette Lachance, s’oppose par principe au projet qui risque de devenir un éléphant blanc. « Tu n’empruntes pas quand tu ne sais pas comment cela va te coûter. Ça ne me tente pas de ramasser avec le “stade olympique de Saint-Georges” et avoir à payer une bâtisse pendant 30 ans dont je n’aurai pas les moyens de profiter », critique-t-elle.

Parmi les citoyens présents, on pouvait ressentir la grogne de certains. François Samson trouve que cela ne fait aucun sens de s’endetter à ce point pour ce projet. « Je veux que cela aille en référendum. Je trouve que ce sera des coûts exorbitants et cela va encore augmenter les taxes. Je ne suis pas d’accord », a mentionné ce résident du secteur est.

De plus, il a peine à comprendre l’orientation de la nouvelle administration municipale de se diriger au centre-ville plutôt que de construire sur le site du boulevard Lacroix déjà acquis par la Ville. « Ils ont déjà un terrain, je ne comprends pas. Je ne me serais pas opposé au projet s’il avait demeuré là », lance ce dernier. Soulignons que la tenue du référendum ne changera pas la localisation de la salle de spectacles puisqu’il concernera uniquement sur les règlements d’emprunt.

Gaétane Bérubé s’oppose vertement au projet de complexe culturel qui demeure hors de prix. « Moi, je suis à la veille de prendre ma retraite, ce n’est pas moi qui vais payer. Nous sommes en train d’endetter nos enfants et nos petits-enfants pour 20 ans. Est-ce qu’il existe une étude de marché, des prévisions budgétaires, un état de revenus et de dépenses prévisionnels afin de savoir combien cela va nous rapporter ou nous coûter », se demande Mme Bérubé.

De plus, elle souhaite rappeler aux élus municipaux que les subventions de 12 M$ du complexe culturel sont puisées aussi à même les poches des contribuables. Mme Bérubé faisait allusion à la sortie à la radio du maire, François Fecteau. Ce dernier brandissait la menace de la perte de subvention du fédéral et les coûts d’un référendum qui avoisineraient les 150 000 $. « Il nous a dit que la tenue d’un référendum est une grosse dépense pour la Ville. Bonyenne! C’est une grosse dépense pour la Ville, 20 M$ plus les intérêts », mentionne Mme Bérubé.

Cette dernière pousse encore plus loin son analyse. Selon elle, il s’agit d’un non-sens d’aménager l’unité muséologique dans le couvent des Sœurs du Bon Pasteur. « Faire un attrait touristique dans la Ville de Saint-Georges dans un édifice qui ressemble à une prison, et ce, à côté d’un cimetière. Est-ce que cela va être un attrait touristique intéressant pour les gens? Il va falloir investir pour la rendre plus attrayante. Est-ce qu’il faut investir aussi pour rendre le cimetière plus attrayant? Il faut voir beaucoup de points », pense Mme Bérubé

Elle aurait souhaité un projet plus rassembleur pour sortir les jeunes de la rue. « Ils n’ont rien fait pour eux. Ce n’est pas un complexe culturel qui va donner quelque chose à la génération qui pousse », pense cette dernière.

D’autres se seraient opposés au complexe culturel, peu importe sa localisation. « Cela va coûter trop cher, je ne sais pas ce que cela va donner. Avec la salle de spectacles, ils vont attirer près de 300 personnes par spectacle et ils devront se stationner à Saint-Côme pour descendre à pied… Moi, je suis contre cela. Nos taxes sont suffisamment élevées de même », mentionne Réal Fortin.

Ce citoyen trouve par le fait même que ses taxes ont grimpé suffisamment dans son secteur ouest cette année. « Si cela continue de même, on va être obligé de vendre nos maisons pour payer nos taxes… », conclut M. Fortin.

L’ancien maire sort de sa retraite
Roger Carette a lui aussi effectué une sortie à la radio hier mentionnant que les citoyens avaient raison de demander un référendum. Par ailleurs, l’ancien maire a aussi écorché au passage le nouveau conseil municipal soulignant que le projet serait déjà en marche depuis décembre s’il était demeuré en poste.

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