Avec des projets pour la Beauce
Québec investira 640 M$ pour les routes en Chaudière-Appalaches
De gauche à droite: Luc Provençal, député de Beauce-Nord; Samuel Poulin ministre responsable de la Jeunesse, ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, Stéphanie Lachance, députée de Bellechasse et Isabelle Lecours, députée de Lotbinière-Frontenac.
Le gouvernement du Québec investira 640 M$ dans les infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires de la Chaudière-Appalaches entre 2026 et 2028, a annoncé ce mardi 7 avril à Lac-Etchemin le député de Beauce-Sud et ministre responsable de la région, Samuel Poulin.
Pour la Beauce, cette programmation touche notamment l’asphaltage de la route 108 à La Guadeloupe, et la réhabilitation du chemin de fer Québec Central.
« Aujourd’hui, j’annonce donc un montant de 640M$ qui va être investi dans les deux prochaines années pour les routes de la région », a déclaré Samuel Poulin, en rappelant que cette enveloppe s’inscrit dans une programmation couvrant la période 2026-2028. À l’échelle du Québec, il a précisé que 8 milliards de dollars sont prévus pour la même période.
Parmi les projets cités dans la programmation, celui qui touche directement la Haute-Beauce est l’asphaltage de la route 108 à La Guadeloupe, entre le rang Saint-Hilaire et la 18e rue Est. Samuel Poulin a précisé que les travaux doivent commencer cet été sur un tronçon d’environ trois kilomètres.
Le ministre a également ajouté que des travaux pourraient aussi être réalisés sur la route 269 dès l’an prochain. « On va travailler sur la 269 si tout va bien l’an prochain, parce qu’il y a des acquisitions encore à faire et des ententes à voir avec les propriétaires. »
Le gouvernement indique également qu’un appel d’offres doit être publié prochainement pour une étude d’opportunité sur l’amélioration de la mobilité interrives à Saint-Georges.
Prolongement de l'autoroute 73: un projet toujours prioritaire, mais ralenti
En marge de l’annonce principale, Samuel Poulin est revenu sur le prolongement de l’autoroute 73 à Saint-Georges, un dossier majeur pour la Beauce, mais qui demeure confronté à plusieurs obstacles.
« Bien que l’argent figure toujours au programme québécois des infrastructures et est toujours prioritaire pour notre gouvernement, nous rencontrons des défis importants au niveau des propriétaires de terrain », a-t-il expliqué.
Le tracé présenté en 2023 ayant été contesté, le gouvernement travaille maintenant sur la possibilité de scinder le projet afin d’en faciliter le démarrage. « Ce que nous sommes à travailler, c’est la possibilité de scinder le projet pour faciliter son démarrage, notamment de pouvoir réaliser une phase un jusqu’à la 150e Rue. »
Le ministre a dit souhaiter une entente avec les propriétaires concernés sur ce premier segment. « Dans les derniers mois, les échanges étaient relativement positifs pour que nous puissions nous entendre jusqu’à la 150e Rue. Alors nous travaillons dans ce sens-là. »
« J’aurais aimé que ça commence en 2025. […] Maintenant, mon objectif, c’est évidemment de pouvoir s’entendre le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.
Il a également rappelé que l’enjeu du « partage du territoire » complique plusieurs projets d’infrastructure. « Comprenez que face aux contestations, je dois aller au BAPE, je dois passer à la CPTAQ. Alors le temps que nous prenons maintenant, c’est pour l’économiser un peu. »
Pont de Saint-Joseph: les études sont terminées
Autre dossier surveillé en Beauce, celui du pont de Saint-Joseph. Le député de Beauce-Nord, Luc Provençal, a indiqué que les études étaient complétées. Selon lui, il reste maintenant à s’asseoir avec les élus de Saint-Joseph-de-Beauce et de Saint-Joseph-des-Érables.
Le député n’a pas voulu se prononcer sur le tracé qui pourrait être retenu. « Je ne veux pas me prononcer sur le tracé parce qu’il y a une notion de coût dans ça et le ministère aura aussi à évaluer, car quand on fait un projet de cette envergure-là, c’est toujours le moindre impact sur le territoire. »
Luc Provençal a ajouté qu’il restera ensuite à faire inscrire le projet retenu au Programme québécois des infrastructures pour enclencher les autres étapes nécessaires.
Le chemin de fer avance par tronçons
Sur le dossier du chemin de fer Québec Central, Luc Provençal a indiqué que plusieurs interventions avaient déjà été menées entre Charny et Vallée-Jonction, mais que le travail n’était pas terminé vers Thetford Mines.
« Il reste, moi, ce que j’appelle le menu travaux à finaliser, a-t-il résumé. Il a rappelé qu’il y avait notamment des rails à remplacer, même si plusieurs autres éléments avaient été réalisés. On sait que le pont est finalisé à Vallée-Jonction. Il ne faut pas oublier qu’il y avait 17 ponts ferroviaires à réaliser. La majorité, selon moi, sont terminés. »
Le travail se concentre actuellement sur le tronçon entre Vallée-Jonction et Tring-Jonction. « Le contrat est donné. Il y a des travaux qui ont commencé en novembre et ils vont se poursuivre durant tout l’été, jusqu’à ce que la température le permette. »
Plusieurs de ces projets demeurent toutefois à différentes étapes, et certains échéanciers restent à préciser.

