Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Leitão vante le bilan économique de son gouvernement à Saint-Georges

durée 13h35
14 mai 2018
4ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Alexandre Poulin
Par Alexandre Poulin, Journaliste

Ce midi, au Centre de congrès Le Georgesville de Saint-Georges, Carlos Leitão, ministre des Finances du Québec et député de Robert-Baldwin, s'est adressé à un parterre de gens d'affaires et de dignitaires dans le cadre d'un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce de Saint-Georges et le Conseil économique de Beauce.

À lire également :

Le président du Conseil économique de Beauce, Tony Turcotte, a présenté le parcours du conférencier invité avant qu'il monte sur scène.

Alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que M. Leitão discoure à propos d'enjeux économiques qui touchent prioritairement la Beauce, ce dernier a plutôt livré un récapitulatif du bilan économique de son gouvernement, formé par le Parti libéral du Québec (PLQ), ce qui confirme à nouveau que les élections générales approchent à grands pas. Rappelons qu'elles se tiendront le 1er octobre prochain et que le Québec a adopté ces dernières années la Loi modifiant la Loi électorale afin de prévoir des élections à date fixe.

 Quelle austérité ?

« L'économie du Québec va bien », a déclaré M. Leitão dans sa conférence. Cette citation pourrait résumer à elle seule l'entièreté de son discours. Le terme d'austérité économique ne semble pas figurer dans le cahier de vocabulaire du ministre des Finances, qui préfère soit l'éviter, soit toiser ceux qui l'emploient à tort ou à raison. L'ancien économiste de la Banque royale du Canada et de la Banque Laurentienne préfère parler de nouveau système de gestion des finances publiques. Certes, statistiques dont il a fait part sont exactes. Le contraire serait étonnant. Donnons-en quelques exemples. 

Des cinq budgets qu'il a déposés depuis qu'il est ministre des Finances, soit depuis le 7 avril 2014, quatre ont été « équilibrés », c'est-à-dire qu'ils ont respecté la Loi sur l'équilibre budgétaire. Trois d'entre eux ont même généré des surplus. Ceux-ci servent à réinvestir dans les services publics et à réduire le fardeau de la dette par l'entremise du Fonds des générations. De prestigieuses agences de notation (S&P, Fitch et Moody's) attribuent désormais la côte « double A » au Québec, ce qui lui permet d'emprunter à un plus bas taux sur les marchés internationaux, et même à un taux plus bas que celui de l'Ontario.

Au Québec, le taux de chômage atteint 5,4 %, du jamais vu depuis 1976 (rappelons qu'il est de 3 % en Beauce, ce qui est davantage que le plein emploi). En 2017, l'économie québécoise a connu une croissance de 3,1 %, soit l'une des meilleures depuis les 30 dernières années. En quatre ans, 225 000 emplois ont été créés. Le taux des investissements privés a augmenté. La croissance des salaires a doublé ; depuis 14 mois, la croissance de la masse salariale québécoise est même l'une des plus élevées au Canada.

« Il fallait remettre en ordre le réseau. Il fallait rééquilibrer les finances publiques [...] Nous avons fait exactement ce que nous avons dit que nous ferions. » - Carlos Leitão, ministre québécois des Finances et député de Robert-Baldwin

Selon le ministre des Finances, tous ces mérites reviennent à son gouvernement, qui a courageusement bravé la tempête et qui a relevé un édifice chancelant, notamment mis à mal par le gouvernement du Parti québécois (PQ). C'est là une comptine souvent entendue, mais qui ne convainc qu'à moitié. N'y aurait-il pas une façon de s'attribuer des mérites tout en reconnaissant des ratés ? Quid des effets des coupes effectuées par son gouvernement ? Quid de la vente de plusieurs entreprises québécoises à des intérêts étrangers ? Quid des questions en matière d'éthique ?

L'immigration comme solution

À entendre le ministre Leitão, l'immigration n'a que des vertus et ne sert qu'à servir les entreprises. Les enjeux sociaux, linguistiques et culturels ne sont pas importants, ou peu ou prou. « C'est une richesse, le recours à l'immigration », a-t-il scandé. Qui dirait le contraire ? « S'en priver serait anti-économique », a-t-il poursuivi. Encore une fois, nul ne peut lui donner tort.

Bon an mal an, le Québec reçoit 50 000 immigrants ; parmi eux, il en sélectionne 30 000. Les 20 000 autres sont ceux que le gouvernement fédéral choisit en fonction de critères souvent humanitaires. Baisser de quelques milliers ce seuil serait aberrant, selon le ministre des Finances, qui n'en démord pas et décoche des flèches envers ses adversaires. Les enjeux qui ont trait à l'immigration ne sont qu'économiques, pour M. Leitão, et quiconque pense le contraire doit réviser son schème de pensée.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Visite en Beauce du chef conservateur Pierre Poilièvre

Le chef de l'Opposition officielle à la Chambre des communes, et leader du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, a choisi de venir en Beauce pour célébrer la Fête nationale du Québec. En effet, en compagnie du député fédéral de Beauce, Jason Groleau, il se permettra un bain de foule ce soir, à l'Espace Carpe Diem de Saint-Georges, où se ...

Publié le 22 juin 2026

Le député Jason Groleau dresse le bilan de sa session parlementaire

Par voie de communiqué de presse, le député fédéral de Beauce, Jason Groleau, a dressé un bilan positif et engagé de sa dernière session parlementaire, marquée par une présence soutenue à Ottawa, sur le terrain et auprès des citoyens de la Beauce. Il a notamment participé à une tournée économique dans différentes régions du Québec en prévision de ...

Publié le 22 juin 2026

Samuel Poulin confirme des avancées pour l'autoroute 73 et un second pont

Le député de Beauce-Sud et ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, a dressé ce lundi 22 juin, devant le Complexe multisport de Saint-Georges, le bilan de ses réalisations des derniers mois et confirmé officiellement sa volonté de se représenter aux élections générales du Québec prévues à l’automne prochain. Entouré de son équipe, il a ...

app-store-badge google-play-badge