« C’est un homme de cœur qui est capable de connecter avec le peuple »
Chefferie de la CAQ: Samuel Poulin appuie Bernard Drainville
Quelques jours après l'annonce de la démission du premier ministre François Legault, le 14 janvier, la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ) commence à se dessiner.
En Beauce, le député de Beauce-Sud, ministre responsable de la Jeunesse et ministre délégué à l'Économie et aux PME, Samuel Poulin, a confirmé son appui à Bernard Drainville, ministre de l’Environnement, dans un contexte de renouvellement important au sein du parti.
Cette course, dont le dénouement est attendu le 12 avril prochain, s’ouvre alors que plusieurs figures du gouvernement ont déjà annoncé leur intention de quitter la vie politique après la prochaine élection, dont Geneviève Guilbault et Sonia Lebel.
Pour rappel, trois ministres sont actuellement en réflexion quant à une candidature à la direction de la CAQ : Christine Fréchette, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice, et Bernard Drainville, ministre de l'Environnement.
Un appui basé sur les idées, l’humain et les régions
Pour Samuel Poulin, son soutien à Bernard Drainville repose sur trois éléments bien précis. « Moi, je crois foncièrement aux idées de droite moderne », explique-t-il. Il décrit Bernard Drainville comme un politicien qui incarne un centre droit axé sur la réduction de l’intervention de l’État, la déréglementation et le pouvoir d’achat, tout en comprenant les réalités du milieu économique. « C’est quelqu’un qui croit de remettre de l’argent dans le portefeuille, qui croit à la déréglementation (...) qui a aussi un langage économique et qui comprend le milieu des affaires », souligne le député de Beauce-Sud. Il ajoute que son parcours sur les enjeux de la laïcité et son positionnement nationaliste font aussi partie des raisons qui motivent son appui.
Le deuxième volet est plus personnel. « C’est un homme de cœur, quelqu’un qui est capable de connecter avec le peuple », affirme Samuel Poulin, qui dit avoir développé une relation de travail étroite avec Bernard Drainville depuis 2022, notamment sur des dossiers économiques et régionaux. « C’est une personne de grande qualité avec qui on a eu beaucoup d’affinités. »
Un enjeu régional pour Chaudière-Appalaches
Le facteur régional a également pesé dans la décision du député beauceron. Bernard Drainville habite dans la région de Québec, une donnée qui n’est pas anodine aux yeux de Samuel Poulin. « Depuis Jean Lesage, il n’y a pas eu de premier ministre dans la grande région de Québec. Je pense que c’est bon que le pouvoir soit un peu plus à Québec », fait-il valoir.
Pour lui, cette proximité géographique représente un avantage pour les régions, dont la Beauce, dans un contexte où plusieurs enjeux économiques et sociaux nécessitent une compréhension fine du territoire. « C’est quelqu’un qui maîtrise les dossiers économiques et qui connaît les réalités régionales », ajoute-t-il.
Interrogé sur l’ambiance au sein du caucus depuis la démission du premier ministre et les départs annoncés, Samuel Poulin se veut rassurant. « Notre formation politique est dans un mode de renouvellement, et c’est sain dans une démocratie », affirme-t-il. Il évoque une équipe compétente et engagée, malgré les changements à venir. « Hier, on a eu un conseil des ministres de plus de trois heures, avec de bons échanges. L’ambiance est très bonne », assure-t-il, estimant que la tenue d’une course à la direction est bénéfique dans un contexte politique et économique mondial incertain.
Samuel Poulin n’envisage pas de candidature
Bien qu’il reconnaisse avoir reçu des appuis, tant à l’intérieur du caucus que de citoyens de Beauce-Sud, Samuel Poulin confirme qu’il n’a pas l’intention de se lancer dans la course. « J’ai 34 ans, j’ai la vie devant moi », explique-t-il, précisant que sa nomination récente comme ministre, en septembre dernier, a pesé dans sa réflexion.
« Le gouvernement est loin d’être sur pause. On a des enjeux avec nos PME et j’ai des projets en Beauce sur lesquels je travaille actuellement », conclut-il, affirmant vouloir se consacrer pleinement à ses fonctions ministérielles et aux dossiers régionaux à venir.

