Nous joindre
Publicité

Havre l'Éclaircie

Chicane de couple ou violence conjugale ?

Chicane de couple ou violence conjugale ?

Colette, 62 ans.

Elle est mariée avec Joseph depuis près de 40 ans.

Colette a toujours pensé que son mari était un homme qui avait de la difficulté à gérer sa colère, qu'il pouvait perdre le contrôle facilement. Hier, elle n’a pas répondu à l’appel de Joseph. Son téléphone était resté dans la voiture alors qu’elle tentait d’économiser lors de la journée du ‘'Black Friday''

De retour à la maison, elle s’est fait humilier, dénigrer et agresser. Il lui a reproché de dépenser alors qu’elle ne travaille pas! Il lui a jeté un sac en plein visage. 

Elle était certaine que son cellulaire était dans son sac à main. Elle se dit que la prochaine fois, elle prendra le temps de vérifier deux fois plutôt qu’une! Joseph contrôle toutes les allées et venues de Colette. Selon lui, elle en a besoin. Colette essaie de se rassurer en pensant que tous les couples se disputent, à des degrés différents. Elle croit que ce qu’elle a vécu, hier, c’est une chicane plus forte qu’à l’habitude. 

Voyant les achats étalés au sol lors de l’arrivée inattendue de son fils Vincent, Colette s’est mise à faire semblant de chercher quelque chose dans le fouillis. Vincent aide sa mère à ramasser alors que Joseph ajoute que sa femme n’a toujours pas changé, qu’elle est toujours aussi mêlée. Heureusement qu’elle ne vit pas seule, qu’il est là pour elle. Vincent se sent rassuré de savoir sa mère en sécurité. Colette a toujours fait semblant que tout allait bien devant ses enfants et ses petits-enfants.

Colette se rappelle avoir lu quelque part qu'une chicane est provoquée par l'un ou l'autre des conjoints, et ce, même en présence des proches. MAIS, lorsque c'est souvent la même personne qui déclenche les agressions et le fait la plupart du temps dans l'intimité, loin du regard des autres, c'est de la violence conjugale.

Son fils croit que sa mère est en sécurité alors, qu’elle n’a jamais goûté à la liberté. Ce soir-là, elle s’est promis de ne plus faire semblant. Elle a ramassé et rangé les items achetés pour son mari tout en prenant des nouvelles de son fils.

Au coucher, elle a pensé à son mariage : Pour le meilleur et pour le pire. Le pire fait partie de son quotidien. Elle est tellement centrée sur lui qu'elle a fini par se déconnecter d'elle-même. Colette ne sait plus ce qu'elle aime, elle ne reconnaît plus ses goûts. D’ailleurs, elle croyait faire plaisir à son mari pour les achats qu’elle avait fait pour lui.

Le lendemain, elle a fait son premier appel en maison d’hébergement. Elle a finalement dévoilé qu'elle était victime de violence conjugale depuis tout près de 40 ans. 

Elle a été entendue.
Elle a été crue.
Elle est maintenant accompagnée pour préparer son départ en toute sécurité.
Elle s’est maintenant qu’elle est loin d’être mêlée et n’a aucunement besoin d’être encadrée.

Si tu te reconnais à travers l'histoire de Colette, tu peux avoir de l'aide.


 418 227-1025  -  1 800 709-1025
https://havre-eclaircie.ca/
https://www.facebook.com/havreleclaircie/
https://www.instagram.com/havre_eclaircie/

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Délias Méthot victime de débâcles à répétition il y a 100 ans
ChroniquesPublié le 16 août 2026

Délias Méthot victime de débâcles à répétition il y a 100 ans

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Dans la Beauce, on a tous entendu parler de ces effrayantes débâcles printanières. Les plus de 40 ans se souviennent de la dernière vraie, celle de 1986, qui avait inondé le centre-ville. La pire fut celle de 1896. Les suivantes en importance furent probablement celles de 1928, de 1938 et de 1939. Au siècle ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le pouvoir des petites pauses
ChroniquesPublié le 15 août 2026

Le pouvoir des petites pauses

Quand on est proche aidant en santé mentale, on développe souvent le réflexe d’être “toujours disponible”. On reste attentif, on anticipe, on accompagne… et bien souvent, sans même s’en rendre compte, on reste en mode vigilance presqu’en continu. Être présent ne veut pas dire être disponible 24 heures sur 24. Prendre une pause, ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le camp trois couleurs de Lorenzo Boucher
ChroniquesPublié le 9 août 2026

Le camp trois couleurs de Lorenzo Boucher

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Quand les gens qui s'en souviennent parlent de cet établissement, plusieurs l'appellent le MOTEL TROIS COULEURS, mais à l'origine, son propriétaire l'a appelé le CAMP TROIS COULEURS. On devine qu'il a choisi ce nom en référence aux trois couleurs dont il était peint: blanc, bleu et orange. La teinte dominante ...

LIRE LA SUITE
Publicité