Compilation de Santé Québec
L'Hôpital de Saint-Georges présente un déficit de maintien de 11,7 M$
L'ensemble des bâtiments qui forment l'Hôpital de Saint-Georges présente un déficit de maintien actif (DMA) d'une valeur totale de 11,7 M$, les classant ainsi en mauvais état (D), selon l'indice gouvernemental.
C'est du moins ce que révèle une compilation de Santé Québec, dans un document rendu public auprès de médias, en vertu d'une demande d'accès à l'information.
Au départ, expliquons que le déficit de maintien actif représente un estimation de la valeur des investissements requis pour rétablir l'infrastructure dans un état parmi les trois premiers échelons de l'indice (A - Très bon, B - Bon, C - Satisfaisant).
Pour le bloc A, constitué du bâtiment original construit en 1950, et qui abrite les unités de chirurgie, la psychiatrie, l’unité mère-enfant et les soins intensifs, le DMA atteint 3,5 M$; celui du bloc B (médecine de jour, oncologie, radiologie, l’imagerie par résonance magnétique, et clinique du sein), se chiffre à 4,3 M$. Les deux autres sections, soit le bloc C et l'ancien monastère (comprenant entre autres l’hémodialyse, les centres ambulatoires pédiatriques et gériatriques, etc.), les investissements évalués sont respectivement de 482 000 $ et 3,3 M$.
En comparaison avec les trois autres centres hospitaliers administrés par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, celui de Saint-Georges arrive deuxième en vétusté, après l’Hôtel-Dieu de Lévis (DMA de 35,6 M$).
En Beauce-Etchemins, deux autres édifices nécessitent des réparations dépassant le million de dollars: le bâtiment principal du Sanatorium de Lac-Etchemin (3,7 M$) et le CLSC de La Guadeloupe (1,4 M$).
Des établissements sécuritaires et fonctionnels
Lors de l'envoi des données à EnBeauce.com, une porte-parole du Service des relations publiques et communications du CISSS de Chaudières-Appalaches a fait part de ses commentaires quant à l'interprétation à donner au document
«Il est important de rappeler que la cote d’état d’un bâtiment (par exemple D ou E) ne signifie pas qu’il est non sécuritaire», a écrit la relationniste, Dominique Lessard, par voie de courriel. [...] Malgré les besoins de maintien identifiés dans certaines infrastructures, les établissements demeurent sécuritaires et fonctionnels. Les équipes techniques surveillent en continu l’état des bâtiments et interviennent lorsque nécessaire afin d’assurer la continuité des opérations.»
Elle signale que la situation observée dans d’autres installations du territoire, comme à l’hôpital de Saint-Georges, s’explique souvent par le fait que certaines ailes ou sections ont été construites à des périodes différentes. Il est donc fréquent que certaines parties d’un établissement soient en très bon état alors que d’autres nécessitent davantage de travaux de maintien.
Quant aux cotes D attribuées au CLSC de La Guadeloupe et au bâtiment principal du Sanatorium de Lac-Etchemin, elles se justifient principalement par l’âge des infrastructures et l’état de certaines composantes. «Dans les deux cas, l’évaluation touche notamment des éléments comme l’enveloppe du bâtiment (murs, fenêtres, portes), certains systèmes mécaniques et électriques, ainsi que des composantes liées à la plomberie, au drainage et aux aménagements extérieurs. Certains travaux sont déjà en cours ou planifiés, notamment au niveau du drainage au Sanatorium de Lac-Etchemin, afin d’améliorer progressivement l’état des installations», a indiqué la porte-parole.
Par ailleurs, signalons que les travaux de la première phase d'agrandissement et de modernisation de l'urgence de l'Hôpital de Saint-Georges, entrepris l'an dernier, sont présentement terminés. Le projet a jusqu'ici demandé des investissements de 4,2 M$. Les installations seront inaugurées officiellement dans les prochaines semaines.

