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«La pensée qui soigne»

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25 février 2008
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«Un certain type de pensée peut nous aider à maintenir notre santé», affirme la psycholoque Monique Brillon, auteure du livre «La pensée qui soigne», qui était récemment de passage à Saint-Georges à titre de conférencière invitée à la Bibliothèque municipale.

Par Line Madore

«Les gens prennent de moins en moins de temps pour la vie intérieure»
Madame Brillon, qui s’intéresse particulièrement à la question des échanges énergétiques entre le corps et l’esprit, avoue avoir été motivée à écrire ce livre en observant la croissance des maladies physiques au sein de sa clientèle. «Je remarque, et mes collègues également, que depuis une dizaine d’années, il y a quelque chose qui est en train de changer dans nos valeurs. On est en train de perdre la pensée soignante. Les gens rêvent de moins en moins et parallèlement à ça, il y a une augmentation des maladies physiques, soutient la conférencière. Pourtant, nous sommes capables d'entretenir des pensées soignantes. C’est à la portée de tous.»

La pensée qui soigne c’est…la pensée spontanée et l’imaginaire
Selon la psychologue, il ne faut pas confondre la pensée qui soigne avec la pensée positive ou la pensée qui guérit. «La pensée qui soigne, c’est celle que nous n’avons pas planifiée, qui vient spontanément, qui nous surprend, qui vient avec l’émotion. C’est par exemple quand on se confie et qu’on est tout surpris d’avoir dit ce qu’on a dit. C’est aussi la rêverie, et, à l’état le plus pur, c’est le rêve».

Elle explique que ces types de pensées sont en fait des mécanismes qui permettent un relâchement naturel de la tension accumulée dans notre corps et peuvent dissoudre, au fur et à mesure, toute maladie potentielle. C’est un mécanisme naturel, ni forcé ni imposé, que nous perdons graduellement et qui est pourtant essentiel à « métaboliser » la souffrance provoquée par les émotions qu’on étouffe. Pour elle, l’imaginaire joue donc un rôle essentiel dans le maintien d’une bonne santé physique et mentale en aidant à canaliser des émotions pénibles, comme la colère et le désespoir par exemple.

Comment faire?
Pour Mme Brillon, notre capacité de penser constitue l’outil le plus précieux et le plus efficace dont nous disposions pour diminuer la tension interne et se soigner. Il faut s’en servir. L’auteure suggère d’abord de mettre en mots et en images l’émotion pour l'amener à la conscience, par exemple une situation de conflit avec un employeur, puis d’imaginer diverses formes de résolution. Certaines personnes y parviennent assez facilement, d'autres ont besoin d'un accompagnement psychothérapeutique pour mettre le processus en marche explique Mme Brillon.
Dans tous les cas, c'est l'imaginaire qui sert de véhicule. Puis, dans la vie de tous les jours, il est fortement recommandé d’activer notre imaginaire en intégrant davantage d’activités artistiques dans notre vie (littérature, cinéma, peinture, etc.). Mme Brillon suggère également de se confier à quelques proches, de prendre le temps de réfléchir et de rêver. Ce n’est quand-même pas mal comme prescription!

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