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Quand signer une carte peut sauver des vies

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Le 17 octobre est la journée mondiale du don d’organe. Pour souligner ce jour et pour rappeler l’importance de signer sa carte d’assurance maladie, EnBeauce.com s’est entretenu avec Christine Duquette, qui a reçu deux greffes du foie au cours de la dernière année.

Elle tient à rappeler aux gens l’importance de consentir au don d’organe. « Sans les deux personnes qui ont signé un simple morceau de plastique, je peux continuer de vivre et de m’occuper de mes deux enfants. » Voyez son message complet dans la vidéo ci-dessus.

Mme Duquette, une jeune mère de famille de 36 ans, est tombée malade en juillet 2015. Elle souffrait d’une hépatite fulminante aigüe sévère. La maladie s’est rapidement aggravée au cours des deux semaines suivantes. « Les médecins m’ont mis dans le coma qui a duré deux jours, car j’avais une trop forte encéphalopathie hépatique », raconte-t-elle.

La Beauceronne devait recevoir une greffe du foie au plus vite pour survivre. « Au moment de recevoir une première greffe, j’étais la première sur la liste des receveurs. C’était une question d’heures dans mon cas », ajoute-t-elle.

Le foie qu’elle a reçu à ce moment-là provenait de Calgary. Il fallait faire vite pour le transporter jusqu’à Montréal, car les médecins ne disposent que de 12 heures pour greffer un organe après l’avoir prélevé. « L’organe peut survivre jusqu’à 12 heures, mais, idéalement, le délai ne doit pas dépasser quatre ou cinq heures. Dans mon cas, il a fallu attendre 11 heures avant qu’ils ne me le greffent », poursuit Mme Duquette.

En raison du temps limite, celle-ci a eu quelques complications à la suite de la greffe : « J’ai fait beaucoup de la cholangite, soit de l’inflammation au niveau des voies biliaires, faisant en sorte qu’elles s’obstruaient. Les médecins ont dû installer drain hépatique qui passait au travers du foie et sortait sur le côté de mon corps. Je devais l’irriguer tous les jours. Puisque ça ne fonctionnait pas non plus, je devais prendre de nombreux antibiotiques cinq fois par jour. »

Cette situation a perduré jusqu’à une deuxième greffe du foie. « Cette fois-ci, j’étais la première au Québec. Vers la fin de 2015, j’ai reçu un appel : ils avaient trouvé un donneur. Arrivée à l’hôpital Saint-Luc de Montréal, on me prépare pour la greffe, mais, au final, le foie n’était pas bon. L’opération a été annulée », raconte Mme Duquette.

Elle a reçu un second appel le 24 avril pour lui dire qu’il y avait un autre donneur et de se rendre le lendemain le plus tôt possible à Montréal. Elle s’est donc rendue sur place dès qu’elle a pu. L’équipe médicale l’a préparée pour la greffe et, dans la nuit du 25 au 26 août, elle a reçu un nouveau foie. « Ça fait maintenant cinq mois et demi que je n’ai aucune complication. Je rencontrais une médecin tous les mois pour faire un suivi, mais après la dernière rencontre elle m’a laissée jusqu’au 24 décembre. Je continue tout de même à faire des prises de sang aux deux semaines à Saint-Georges, mais je n’ai plus à me rendre à Montréal aussi souvent.

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