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4 août 2018 - 10:34 | Mis à jour : 5 août 2018 - 09:16

Le Miller zoo : une initiative hors du commun

Par Nady Larchet, Journaliste

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Vous avez probablement déjà entendu parler de ce zoo, situé dans le village de Frampton en Beauce, mais saviez-vous qu’il se distingue particulièrement des autres établissements de cette catégorie au Québec ? En effet, le Miller zoo se veut davantage un refuge pour animaux inaptes à retourner en nature qu’une attraction touristique. D’ailleurs, certains des pensionnaires de l’endroit témoignent de cet engagement particulier, en présentant parfois des anomalies physiques comme l’amputation d’un membre ou la cécité. 

Une histoire d’amour

L’histoire de ce jardin zoologique a débuté en 2011, alors de Clifford Miller et sa conjointe Émilie Ferland, ont recueilli un bébé chevreuil, dont la mère est décédée suite à l’impact avec un véhicule. Après avoir prodigué les soins de bases au petit animal et l’avoir nourri au biberon, ils se sont adressés aux agents de la faune, afin de pouvoir le placer dans un endroit où il serait en sécurité. Les agents leur ont répondu qu’aucun refuge pour ce type d’animal n’existait dans le coin et qu’ils devaient aller le ramener dans la nature. Sachant très bien les dangers que la forêt comporte pour un bébé animal orphelin, le couple, ayant la chance d’avoir des terres boisées en leur possession, ont plutôt décidé d’aménagé un espace naturel pour le faon et de s’assurer de son bien-être, sans l’emprisonner dans un espace restreint. Suite à cette aventure, ils se sont vus confier graduellement la charge d’autres animaux, pour qui le retour en nature serait assurément mortel ou dangereux. C’est alors que petit à petit, ils ont aménagé des espaces adéquats pour chacun de leurs nouveaux pensionnaires, et qu’ils ont officiellement été un centre de réhabilitation de la faune reconnu par le ministère.

Malgré la passion inconditionnelle qu’ils entretiennent pour les bêtes, le couple s’est rapidement retrouvé à bout de souffle et de ressources financières, car seul le permis de refuge ne leur permettait pas d’aller chercher des fonds suffisants pour l’aménagement et les soins que ces animaux demandaient. Ils devaient travailler à temps plein, en plus de s’occuper des bêtes, afin d’y arriver, mais cela ne suffisait plus. C’est alors qu’ils ont pris la décision d’obtenir un permis de centre d’observation, ce qui leur permettrait d’accueillir des visiteurs moyennant un droit d’entrée, et par le fait même, de générer des revenus suffisants pour se consacrer à temps plein à l’entretien des animaux et de leur habitat. Depuis, le Miller zoo, qui héberge maintenant plus de 160 bêtes, accueille plusieurs milliers de visiteurs chaque année, été comme hiver, et est rapidement devenu une attraction familiale. L’an dernier, ce sont environ 73 000 visiteurs qui sont venus admirer les pensionnaires sur une période de trois mois seulement.

 

Des pensionnaires pas comme les autres

Comme le veut leur généreuse mission, les pensionnaires que Clifford et Émilie recueillent, présentent parfois des anomalies dont les jardins zoologiques conventionnels refuseraient, car ils ne respectent pas les standards de beauté.

« On est plus considéré comme un refuge dans le milieu, et même auprès des autres zoos. D’ailleurs, ils savent que s’ils ont un problème avec un animal, ils peuvent nous appeler en prenant en considération que les standards de beauté ne sont pas des critères pour nous. Dans la mesure du possible, nous allons les accueillir », nous mentionne le propriétaire.

C’est d’ailleurs le cas d’un ours noir, dont l’une des pattes avant a dû être amputée, ou bien du babouin Tony, un tout nouvel arrivant, qui a perdu la vue à cause de son âge. Ces animaux souffrant de handicaps demandent des besoins particuliers aux propriétaires et employés du Miller zoo. Par exemple, afin que Tony soit dans des conditions convenables, le propriétaire doit se rendre plusieurs fois par jour dans son habitat afin de surveiller s’il boit assez, s’il n’est pas trop exposé au soleil ou bien s’il est à l’abri de la pluie. Il le dirige aux endroits nécessaires et lui apprend graduellement ses points de repère. Heureusement que Tony et sa compagne, Alf, sont deux retraités du cirque et qu’ils ont l’habitude du contact humain, car cette espèce de babouin peut présenter un danger par sa grande force physique. Tout comme les autres animaux que le couple accueille, Alf et Tony sont venus passer le reste de leurs jours dans ce refuge, ce qui se veut parfois une expérience parfois difficile pour les propriétaires.

« Nous, on ne vend pas d’animaux. Comme c’est là, les animaux que l’on recueille, comme Tony et Alf, arrivent ici et jamais nous n’allons les replacer. Lorsqu’on accepte de prendre un animal, c’est pour qu’il puisse y mourir ici. Les deuils c’est ça le plus dur. »

Chaque habitat est conçu spécialement pour les besoins de tous les nouveaux pensionnaires, et ils sont graduellement adaptés à l’évolution de la condition de ceux-ci. Par exemple, l’ours noir à trois pattes aura tout bientôt un nouveau lac, plus grand, afin que celui-ci puisse nager librement pour ne pas qu’il développe d’éventuels problèmes aux articulations, ce que sa condition particulière pourrait lui causer. Aussi, le refuge de Tony sera également adapté à sa condition, car les propriétaires n’étaient pas au courant de sa cécité avant qu’ils ne l’accueillent au sein de leurs installations.

Prochainement, l’équipe du Miller zoo devrait débuter l’aménagement d’un espace pour accueillir 5 flamands roses.

 

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