Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Stéphane Roy et Jimmy Rancourt documentent leur transformation

Des dizaines de papillons monarques viennent se reproduire à Saint-Benoît

durée 18h00
17 septembre 2019
10ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Maude Ouellet
email
Par Maude Ouellet, Journaliste

Voir la galerie de photos

Stéphane Roy et Jimmy Rancourt, chargés de l’entretien au Golf du moulin Laflamme, étaient loin de se douter que ce qu’ils croyaient être une mauvaise herbe était en fait un véritable berceau pour les papillons monarques. 

L’asclépiade, toxique pour les animaux et les humains, est la seule plante dans laquelle les fameux papillons noirs et orangés se reproduisent. C’est à la suite d’une conférence de la Fondation David Suzuki que Stéphane Roy s’est aperçu qu’il y en avait déjà en abondance sur le terrain de golf de Saint-Benoît. 

« Ça pousse sur le bord des lacs et dans les fossés. J’ai décidé de protéger la zone où il y en avait et de ne plus les couper. »

L’effet fut instantané. 

« Je ne pensais pas qu’on aurait autant de résultats que ça », explique Stéphane. « Les plantes sont toutes devenues en fleur. Ça sent très bon. On a vu tous les monarques arriver à la fin du mois de juin. »

« J’ai ensuite remarqué un premier œuf. Il y a un moment où il y avait 40 chenilles », ajoute-t-il. 

Un papillon pas comme les autres 

C’est en voyant les papillons virevolter près du vert de pratique que les deux hommes ont développé une véritable passion pour eux. En faisant des recherches sur le net, ils ont vite compris qu’ils avaient affaire à une créature hors de l’ordinaire. Chaque année, le monarque parcourt entre 2000 et 5000 kilomètres pour aller hiverner au Mexique; un vrai phénomène migratoire. 

« Il y a des éléments sur le monarque que même la science ne s’explique pas encore », précise Jimmy. « C’est un des plus beaux papillons. Assister à sa transformation, c’est fascinant. »

Jimmy et Stéphane ont documenté les différentes étapes de transformation du monarque tout l’été, de la chenille, en passant par la chrysalide pour finalement en arriver au majestueux insecte. Pour réussir à prendre des photos, il faut toutefois être à l’affût. 

« De la chenille à la chrysalide, je crois que ça prend 20 minutes. Ça va très vite. Même chose quand il sort de son cocon », explique Stéphane. 

Une espèce menacée

Bien qu’il soit enchanteur, le monarque est une espèce menacée. Une partie importante de la population du papillon a disparu, notamment à cause de la déforestation et de l’utilisation d’herbicide. C’est pourquoi Jimmy et Stéphane souhaitent faire connaître l’insecte à leur entourage. 

« Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas à quoi sert l’asclépiade », explique Jimmy. « Ça ne demande pas beaucoup d’efforts de laisser pousser cette plante. »

L’an prochain, les deux employés du golf comptent bien tenter l’expérience de nouveau, cette fois en aménageant de nouvelles zones pour accueillir plus de monarques. Ils souhaitent même offrir des semences d’asclépiade à ceux qui voudraient à leur tour observer le magnifique papillon de plus près. 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 10h00

Canam remet plus de 250 000 $ à Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

L’entreprise Canam a remis un montant impressionnant de 259 715 $ à Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, à la suite de sa plus récente campagne d’engagement communautaire tenue cet automne. Cette somme résulte des dons des employés, doublés par l’entreprise elle-même, dans un effort de mobilisation à travers ses usines et bureaux au Québec, ...

Publié hier à 17h00

La revue de la semaine

Retrouvez les principales nouvelles d'actualité de la semaine en Beauce dans cette revue proposée par notre équipe de journalistes. Samedi 10 janvier Le premier bébé de l'année en Beauce est un garçon Le premier bébé de l'année en Beauce s'appelle Dorian Eduardo Hernandez Duarte. À Notre-Dame-des-Pins, un passionné ouvre sa ...

Publié hier à 14h00

Navigation de plaisance: de nouvelles règles en vigueur pour les propriétaires de bateau

Depuis le 31 décembre 2025, les plaisanciers du Québec et d’ailleurs au pays doivent composer avec de nouvelles règles entourant les permis d’embarcation de plaisance, selon des modifications récemment apportées par Transports Canada au Règlement sur les petits bâtiments. Parmi les changements notables, les permis d’embarcation devront désormais ...

app-store-badge google-play-badge