Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Sondage

Vingt pour cent des Canadiens se privent de manger pour affronter l'inflation

durée 10h15
31 octobre 2022
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

La majorité des répondants à un sondage pancanadien publié lundi ont déclaré qu'ils utilisaient des coupons ou cherchaient des soldes pour faire face à l'augmentation des prix des aliments. Près de 20% réduisaient également la taille des repas ou sautaient complètement des repas afin d'économiser de l'argent.

L'enquête du Centre canadien de recherche appliquée et sociale de l'Université de la Saskatchewan a été menée du 6 septembre au 17 octobre. Elle a interrogé 1001 personnes pour connaître leurs stratégies pour faire face à l'augmentation des coûts alimentaires.

Selon le plus récent rapport sur l'Indice des prix à la consommation (IPC) de Statistique Canada, alors que le taux d'inflation annuel du pays a légèrement baissé à 6,9 % en septembre, le coût des aliments a continué de grimper. Les prix des produits d'épicerie ont augmenté au rythme le plus rapide depuis août 1981, avec une hausse de 11,4 % par rapport à il y a un an.

En s'adaptant à la flambée des coûts, près de 59 % des répondants ont dit réduire leur gaspillage alimentaire domestique.

Cinquante-quatre pour cent ont également fait des plans de repas pour s'assurer qu'ils disposaient de fonds suffisants pour se nourrir.

Les stratégies troublantes étaient moins courantes mais encore trop répandues, a déclaré Jessica McCutcheon, directrice associée du centre de recherche. Ainsi, un peu plus de 30 % des répondants ont déclaré qu'ils mangeaient des aliments moins sains parce que c'était moins cher. Près de 5 % avaient volé de la nourriture par nécessité et environ 5 % avaient utilisé une banque alimentaire ou un réfrigérateur communautaire.

Un rapport récent de Banques alimentaires Canada indique qu'il y a eu près de 1,5 million de visites dans les banques alimentaires en mars, un chiffre supérieur de 15 % au nombre de visites au cours du même mois l'an dernier et supérieur de 35 % aux visites de mars 2019, avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe.

L'enquête a révélé que les habitants des provinces des Prairies étaient beaucoup plus susceptibles d'avoir utilisé des mesures d'urgence pour se nourrir. "L'Alberta et la Saskatchewan ont certains des taux d'utilisation des banques alimentaires les plus élevés au Canada", selon Mme McCutcheon.

L'enquête a précisé que les jeunes âgés de 18 à 34 ans étaient plus susceptibles d'avoir utilisé une banque alimentaire ou un réfrigérateur communautaire. Ils étaient également moins susceptibles de penser qu'ils pouvaient se permettre d'avoir une alimentation équilibrée. Les 35 à 54 ans étaient plus susceptibles d'avoir utilisé des coupons ou d'avoir acheté des articles en solde.

Le Québec a enregistré la différence la plus marquée par rapport aux Prairies, puisque 95 % des répondants ont déclaré qu'ils pouvaient se permettre d'avoir une alimentation équilibrée. Jessica McCutcheon signale que cela s’explique peut-être parce que le Québec a un filet de sécurité sociale plus solide avec ses politiques.

L'enquête a posé des questions sur les stratégies gouvernementales pour faire face à l'insécurité alimentaire. La plupart ont soutenu l'augmentation des fonds pour les jardins communautaires, les banques alimentaires et la mise en œuvre d'un programme universel d'alimentation saine à l'école. Ils ont aussi approuvé des subventions à l'épicerie pour les ménages à faible revenu et un soutien gouvernemental aux agriculteurs et aux producteurs.

Un peu plus de 79 % des répondants étaient en faveur d'une augmentation du salaire minimum dans leur province. Cependant, il y avait une opposition aux stratégies qui voyaient une augmentation ou une création d'impôts.

Les Québécois ont dit qu'ils étaient en faveur d'une augmentation du salaire minimum, d'une taxe sur le sucre et d'une augmentation des pénalités sur les émissions de carbone. Ceux des Prairies étaient beaucoup plus susceptibles de s'opposer à ces taxes.

Les chercheurs ont déclaré que l'enquête avait une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20, à l'échelle nationale.

Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Occuper l'espace de sa liberté, selon Catherine Dorion

Catherine Dorion, autrice, comédienne et ancienne députée de Taschereau, a présenté une conférence au message fort lors d’un déjeuner organisé par La Véranda - Centre femmes à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. C’est au Club de golf de Saint-Georges que s’est tenu la présentation de cette femme engagée ce dimanche ...

Publié hier à 15h15

Le tirage du moitié-moitié rapporte 7 597$ à L'ADOberge

La deuxième édition du tirage moitié-moitié de L'ADOberge a permis à l'organisme de récolter 7 597$ pour poursuivre sa mission auprès des jeunes de Chaudière-Appalaches et leurs familles. D'abord, la vente des billets a rapporté 3 834 $, puis tous les dons additionnels ont ajouté 3 763 $. L'organisme remercie les 258 participantes et ...

Publié le 7 mars 2026

La revue de la semaine

Retrouvez les principales nouvelles d'actualité de la semaine en Beauce dans cette revue proposée par notre équipe de journalistes. Samedi 28 février En tête-à-tête avec Daniel Chaîné Depuis 35 ans, il est le grand manitou qui évolue dans les coulisses du développement économique de Beauce-Centre, et même plus, pour accompagner les ...

app-store-badge google-play-badge