Exposition au Musée Marius-Barbeau
«Créer sans limites»: l’expression artistique pour favoriser une meilleure inclusion
Le groupe des douze qui a produit plus d'une centaine d'oeuvres.
Cindy a créé un cahier de signatures pour célébrer la créativité.
Le directeur du Musée Marius-Barbeau, Jean-Sébastien Laliberté.
La directrice générale de l'Association des personnes handicapées de la Chaudière, Chantal Larivière.
L'enseignante Julie Boutin a accompagné les artistes dans tout le processus de création.
Plus d'une soixantaine de personnes ont assisté aujourd'hui, dans l'enceinte du Musée Marius-Barbeau, au vernissage de l'exposition Créer sans limites, mettant en valeur le talent, la créativité et l’expression artistique de membres de l’Association des personnes handicapées de la Chaudière (APHC).
En effet, douze personnes vivant avec une déficience intellectuelle, et qui fréquentent l'installation de Saint-Joseph-de-Beauce, ont produit plus d"une centaine d'oeuvres, confectionnées depuis l'automne dernier, dans le cadre des cours d'art données en collaboration avec le Centre de services scolaires de la Beauce-Etchemin.
Le vernissage s'est effectué dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle 2026, qui se déroule du 15 au 21 mars. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de sensibilisation visant à créer des rapprochements entre la population et les personnes vivant avec une déficience intellectuelle, afin de contribuer à bâtir une société plus inclusive.
D'entrée de jeu, le directeur du musée, Jean-Sébastien Laliberté, a rappelé qu'une institution comme la sienne avait un rôle social à jouer, pour créer un lien entre la société et la découverte de l'art. «Vous avez très bien fait de cogner à la porte (du musée), puis de proposer cette idée (d'exposition). Je pense qu'avec un titre comme "Créer sans limite", c'est très porteur», a-t-il déclaré, tout en qualifiant les oeuvres de «magnifiques.»
Pour sa part, la directrice générale de l'APHC, Chantal Larivière, a signal. que les cours d'art représentaient «un espace de liberté, de choix et d'expression où chacun peut soi-même à son rythme. Pour nos membres, créer n'est pas simplement un passe-temps, c'est un véritable besoin. Lorsqu'ils créent, ils se sentent bien. Ils s'apaisent se concentrent sur le moment présent et découvrent leur capacité à travers les tâches psycho-motrices. Ils vivent des réussites et dans ces réussites, la confiance en soi grandit.»
De son côté l'enseignante Julie Boutin a accompagné les artistes dans tout le processus de création jusqu'aux oeuvres finales. Elle a fait savoir que c'est le groupe des douze qui a choisi le titre de l'exposition «pour s'exprimer et créer sans se limiter à des règles ou par leurs conditions [...] En exposant leurs œuvres, nos citoyens, souvent discrets, se sentent reconnus et valorisés.»
Puis devant le parterre d'invités, chaque artiste est venu dire brièvement les bienfaits que l'expérience lui avait apporté.
Cette exposition publique sera en place, au 2e étage du Musée Marius-Barbeau, jusqu'au 17 avril prochain.

