Mission éducative
Alphare célèbre 30 ans d’alphabétisation populaire en Beauce
Les membres du conseil d’administration, actuel et au fil des 30 dernières années.
L’équipe d’Alphare 2026: Marie Lafrance, Léticia-Kim Servant, Rachel Grégoire, Annie Poulin, Céline Leclerc et Julie-Caroline Gagné. Absentes de la photo, Valérie Lessard et Tanya Roy.
Le ministre des Affaires municipales et député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, a remis un certificat d'appréciation de l'Assemblée nationale, à Annie Poulin et Régis Vallée, respectivement directrice générale et président du conseil d’administration d’Alphare.
Un apprenant qui a bénéficié des services de l'organisme, Jean-Pierre Veilleux, a remis une peinture de sa création pour marquer l'anniversaire. C'est Annie Poulin et Julie-Caroline Gagné qui ont accepté l'oeuvre.
Par Salle des nouvelles
C’est au Pavillon du cœur Beauce-Etchemin, et entouré d’une centaine d’invités, composés d’élus, de bénévoles, d’apprenants, de membres de l’équipe et de nombreux partenaires du milieu, que l’organisme Alphare a célébré, le 14 mai, son 30e anniversaire d’existence en Beauce.
Dans un magnifique décor aux couleurs d’Alphare et en toute simplicité s’est tenu plusieurs discours. Régis Vallée, président et administrateur depuis 2015 est venu rappeler la mission de l’organisme et combien celui-ci avait évolué en 30 ans pour répondre aux besoins de la communauté.
Pour sa part, Marcel Glaude, premier directeur, qui a tenu le phare de 1996 à 2010, est venu raconter comment Alphare a vu le jour et quels ont été les premiers défis è relever. Parmi ceux-ci, le besoin de se faire connaître dans le milieu et de bâtir sa crédibilité; recruter des formateurs et des apprenants; s’approprier l’approche de l’alphabétisation populaire; et créer du matériel pédagogique sur mesure.
La directrice actuelle en poste depuis 2015, Annie Poulin, a souligné le soutien des partenaires financiers, «sans qui rien ne serait possible», comme le ministère de l’Éducation, Centraide et PRÉCA. Elle a également salué la contribution exceptionnelle des humains entourant Alphare, tels que les membres de l’équipe, les nombreux bénévoles et les partenaires du milieu. Enfin, Mme Poulin a redonné tout le mérite aux apprenants. « Au cœur de tout le travail d’Alphare, on retrouve ce pourquoi on existe: les apprenants. Ces personnes qui ont le courage de venir cogner à notre porte, la persévérance d’apprendre, de faire des erreurs, de se relever et de continuer… ils sont notre raison d’être, notre fierté, notre source d’inspiration. Chez Alphare, ils apprennent à lire, écrire, compter, utiliser l’ordinateur… mais ils apprennent aussi à croire en eux, à s’exprimer, à réaliser ensemble des projets, à se mobiliser et à défendre leurs droits. »
Rappelons que le problème de l’analphabétisme est toujours bien présent au Québec en 2026 et qu’il est même en augmentation. Les récentes statistiques du PEICA révèlent une augmentation de 19% à 22 % des Québécois de 16 à 65 ans vivant avec de grandes difficultés au niveau de la lecture et de l’écriture (niveaux -1 et 1 de littératie). C’est pour aider ces personnes qu’Alphare est là et déploie sa mission auprès des personnes de 16 ans et plus qui souhaitent améliorer leurs compétences en français, calcul et technologie. Les services sont diversifiés et bâtis sur mesure selon les besoins exprimés par les clients et les objectifs que chacun souhaite atteindre.
Présent en grand nombre à la soirée, les apprenants ont d’ailleurs exposé avec fierté le fleuve de vie» d’Alphare, une œuvre qu’ils ont eux-mêmes réalisée et qui souligne en photos et images le parcours de l’organisme depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui.
Un apprenant, Jean-Pierre Veilleux, a également remis aux responsables un tableau d’un phare qu’il a lui-même peint pour le 30e anniversaire d’Alphare.
