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Beauceville se souvient de la fermeture de l’Éclaireur

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8 janvier 2008
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Le 8 janvier 2007, Ville de Beauceville apprenait la triste nouvelle que son imprimerie l’Éclaireur fermait définitivement ses portes à l’aube de ses 100 ans de fondation. Exactement 155 employés, dont plusieurs de longue date, ont été remerciés de leurs services. Cette fermeture qualifiée de « sauvage » par plusieurs a véritablement asséné un véritable de « coup de masse» à la municipalité de 6226 habitants qui ne s’en remettra probablement jamais selon le conseiller municipal, Luc Provençal.

« Peut-être que les employés l’ont vu venir, mais c’était un coup de masse que je n’avais pas vu venir personnellement. Un véritable tsunami économique pour Ville de Beauceville », constate le conseiller municipal.

Après un an, cette décision d’affaires de Quebecor World touche toujours cette localité. « Une municipalité ne peut pas se remettre d’une fermeture majeure comme cela. C’est une masse salariale disparue, tu ne peux pas la remplacer », pense M. Provençal

« Cette fermeture se fait toujours sentir par le fait que certaines gens n’ont pas été capables de se relocaliser ou de se trouver un nouvel emploi. D’autre part, c’est sûr, si on calcule la masse salariale que ces gens-là touchaient à ce moment, c’est une masse salariale bien moindre maintenant », indique M. Provençal.

Ces 155 emplois généraient des retombées économiques importantes et de la vie à l’intérieur de la municipalité. « C’est sûr qu'il y a eu un impact à la consommation intérieure de Beauceville. Quand tu as 155 travailleurs qui fréquentent une usine, ça fait une vie dans ta ville. On l’a perdu cette vie dans ce secteur-là. Je prends un magasin d’alimentation qui vendait beaucoup de nourriture à ces travailleurs, il s’agit alors d’une perte nette qu’on ne peut pas remplacer », poursuit-il.

Ce dernier a aussi vu deux de ses collègues à la table du conseil de Beauceville perdre leurs emplois, Paul Veilleux et Sylvain Morin. « Malheureusement, ces gens-là doivent retourner aux études et se recycler dans un autre domaine. Quand ça fait 20 ans tu travailles, ce n’est jamais facile de se retremper dans les études », constate-t-il.

La majorité des employés ont éprouvé de la difficulté à se trouver un emploi et peu sont restés dans le domaine confirme son collègue conseiller, M. Veilleux lui aussi en réorientation de carrière après sa perte d’emploi. « Plusieurs sont en informatique, électronique ou autres… Une minorité des gens sont dans l’imprimerie. C’est un marché qui s’en vient saturé », explique-t-il. (Voir autre texte section Affaires.)

Des impacts considérables sur la famille
Cindy Breton, mère de famille de trois enfants, soutient que son mari et ses anciens camarades ont toujours sur le cœur cette fermeture. « C’était une fermeture sauvage », raconte-t-elle.

Du jour au lendemain, son mari a perdu son emploi après plus de vingt ans de métier. Même aujourd’hui, mère en congé de maternité, avoue que les fins de mois sont toujours difficiles à boucler depuis. Son conjoint qui n’est plus dans le domaine de l’imprimerie. Il s’est retrouvé un emploi à temps partiel. « Il ne voulait plus rien savoir du domaine de l’imprimerie. Il était écoeuré net », poursuit-elle.

Une autre mère de famille et citoyenne de Beuaceville, Françoise Quirion, a vu son fils, Étienne, quitter la région dû à son licenciement. Il n’est plus dans le domaine de l’imprimerie également. À la suite de la fermeture, Mme Quirion a même avoué avoir eu le dégoût de tout ce qui est rattaché au nom de Québécor y surtout son P.D.G , Pierre-Karl Péladeau.

Du déjà vu
Beauceville a déjà vécu pareille situation en 1993 avec la fermeture de l’entreprise Moore Business Form. Cet édifice maintenant occupé par Victor Innovatex a déjà abrité une compagnie prospère. « Ça l’avait été majeur à Beauceville. Encore-là, c’était une imprimerie qui fonctionnait très bien. Cela a été une décision qui venait d’un conseil d’administration de Toronto de fermer l’entreprise ici », relate M. Provençal.

Le conseiller municipal se console en voyant que d’autres entreprises, Interglobe, Reliures Express, Impressions de Beauce et Norecob à Saint-Jules tirent leur épingle du jeu dans le domaine de l’imprimerie même si ce n’est pas facile comme contexte.

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