Le samedi 18 juillet
Pierre-Olivier Doyon a finalement accompli son premier triathlon

Par Léa Arnaud, Journaliste
Après plusieurs mois d’entraînement, Pierre-Olivier Doyon a finalement complété son premier triathlon, à Sainte-Aurélie le samedi 18 juillet, avec l’aide de sa guide Hélène Lessard.
Atteint d’une rétinite pigmentaire de l'œil, ce résident de Notre-Dame-des-Pins aime relever des défis. En entrevue avec EnBeauce.com, il a confié sa satisfaction d’avoir accompli son objectif, malgré quelques difficultés.
« Pour notre premier triathlon, ça a bien été. Il y avait quand même du stress au début, l’eau était froide et ça a été dur. J’étais pas habitué à aussi froid, ça m’a pris un peu plus de temps à bien nager », a-t-il précisé. « Je suis quand même très satisfait de ma performance. »
Hélène et Pierre-Olivier s'entraînaient depuis plusieurs mois. À force, ils ont trouvé des petits trucs pour pouvoir communiquer, dans l’eau notamment où ils jouaient sur la tension de la corde qui les reliait pour savoir où le mal-voyant devait se diriger. « Pour moi la portion la plus dure c’est la nage parce qu’il y a le froid, les vagues, etc. »
Après la dure épreuve de nage, venait le vélo. « On l’a bien fait, on a même dépassé des gens! », se réjouit Pierre-Olivier. « Au bout du parcours il fallait faire demi tour et le tandem étant plus long qu’un vélo classique, ça a été plus technique, mais ça s’est très bien fait quand même! »
Puis, ils ont terminé par la course où ils étaient reliés par un harnais au poignet, l’un à côté de l'autre. « C’est comme ça qu’elle me guide. Elle parle aussi, mais avec le câble le temps de réaction est quand même assez rapide. »
Après deux heures, quatre minutes et 50 secondes de sport, le binôme franchit la ligne d’arrivée. Pierre-Olivier se souvient qu’à ce moment-là, la foule criait pour les encourager et plusieurs personnes l’ont félicité et lui ont témoigné leur admiration.
« J’ai pas poussé la machine à fond parce que je commençais à avoir moins de gaz et mon but c’était de le finir, peu importe le temps. »
Le Notre-Damois est fier d’avoir accompli son projet. « On sort de là tous gagnant en fait! On sort de notre zone de confort et on profite du début à la fin. »
Il remercie d’ailleurs sa coéquipière, Hélène, qui a accepté de le suivre dans cette aventure. « Hélène elle en fait beaucoup pour moi, je suis très reconnaissant. Elle me conseille dans pleins de choses, je suis très heureux de l’avoir trouvé et de l’avoir à mes côtés. (...) On a une belle chimie et on a du plaisir, que ce soit à l'entraînement ou même au triathlon. C’est ça qui est important! », a-t-il mentionné.
Les deux athlètes s'entraînent encore dans le but de faire un autre triathlon, mais ils ne savent pas encore auquel ils participeront entre celui de Lac-Etchemin et celui de Saint-Georges. Pierre-Olivier aimerait au moins en faire un deuxième cette année, un troisième serait encore mieux.
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