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Marie-Philip Poulin et Lisa-Marie Breton-Lebreux racontent leur parcours en marge du Tournoi de hockey féminin Desjardins

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1 mai 2016
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Sébastien Roy
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Par Sébastien Roy, Journaliste

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Les hockeyeuses Marie-Philip Poulin et Lisa-Marie Breton-Lebreux ont donné une conférence samedi après-midi dans le salon Comrie du Centre sportif Lacroix-Dutil de Saint-Georges.

Animée par le directeur des communications de la Ville de Saint-Georges, Richard Poulin, l’entrevue a débuté sous les applaudissements de la foule alors que M. Poulin énumérait les principaux accomplissements de la carrière de Breton-Lebreux qui occupe maintenant le poste d’entraîneuse adjointe avec les Canadiennes de Montréal dans la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF).

Elle a d’abord raconté son cheminement au sein du hockey amateur. « J’ai commencé à jouer avec des membres de ma famille. Mon père devait l’une des coches de mes patins pour que je puisse jouer. Puis, j’ai enfin eu de vrais patins de hockey et j’ai rejoint l’association de hockey mineur où j’ai partagé la glace avec les gars jusqu’au niveau midget », se remémore-t-elle.

À l’âge de 15 ans, la native de Saint-Zacharie a déménagé à Val-Bélair où elle a joué dans ligue de calibre Senior B. Puis, elle s’est jointe à l’équipe de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) bien qu’elle étudiait au Cégep. « Il n’y avait pas de ligue universitaire canadienne à l’époque », explique-t-elle.

En 1998, elle rejoint l’Université de Concordia où elle a remporté le premier championnat national universitaire de hockey féminin. Breton-Lebreux a par la suite évolué dans la Ligue nationale de hockey féminin (LNHF) de 2002 à 2007, jusqu’à la dissolution du circuit.

Cette année-là, elle reçoit un appel de Brenda Andress qui veut fonder une nouvelle ligue. « Nous avons donc mis sur pied la LCHF. La première année, il a fallu retrouver les joueuses LNHF et reformer les équipes. Celles-ci ne comportaient que deux trios, quatre défenseures et une gardienne. Nous devions faire appel à des jeunes comme Marie-Philip pour compléter l’alignement », affirme Breton-Lebreux.

En dix ans, le budget de la Ligue est passé de 600 000 $ à 1,7 M$ et comporte cinq équipes à Brampton, Boston, Calgary, Montréal et Toronto. Elles disputent 24 parties par saison. Selon la joueuse de Saint-Zacharie, la LCHF se porte très bien. « La prochaine étape sera de payer les joueuses. Notre objectif demeure de leur permettre de gagner décemment leur vie en jouant au hockey », renchérit-elle.

De son côté, Marie-Philip a détaillé ses états d’âme ressentis lors des finales des Jeux olympiques de 2010 et de 2014. « Je n’y croyais pas lorsque j’ai inscrit le premier but à Vancouver. J’ai reçu une passe parfaite et j’ai simplement lancé. J’étais au bon endroit au bon moment », mentionne la Beaucevilloise. Environ quatre minutes de jeu plus tard, l’histoire s’est répétée. « Je croyais que j’avais mal compris lorsque l’entraîneur m’a renvoyé sur la glace. À 18 ans, je ne m’attendais pas à jouer énormément au cours du tournoi. Je jouais d’ailleurs sur le quatrième trio en 2010 », confie-t-elle.

L’animateur a ensuite fait une parenthèse sur l’ambiance survoltée qui régnait à l’aréna de Beauceville à ce moment-là. « Le toit s’est soulevé à deux reprises lorsque Marie-Philip a marqué », se rappelle M. Poulin.

En 2014, la situation est inversée. Ce sont les Américaines qui se dirigent vers la médaille d’or alors qu’elles mènent 2 à 0 avec moins de quatre minutes à jouer à la troisième période. Les Canadiennes réussissent alors à marquer un premier filet grâce à un tir qui a dévié sur une joueuse adverse. Puis, survient le fameux dégagement qui frappe le poteau. « Je n’en reviens toujours pas que la rondelle n’ait pas rentré. Kevin Dineen a pris un temps d’arrêt et nous nous sommes ressaisies », relate Poulin.

Au moment où il reste moins d’une minute au cadran, le disque bifurque dans l’enclave au moment où la femme des grandes occasions se démarque. Elle n’a qu’à soulever la rondelle par-dessus la jambière de la gardienne pour ramener les deux équipes à la case départ après 60 minutes de jeu. « Au cours de l’entracte, nous étions clames dans la chambre. Celles qui parlent ont parlé et celles qui chantent ont chanté. Nous faisions comme d’habitude », ajoute-t-elle.

En avantage numérique au milieu de la période de prolongation, le disque se retrouve sur la palette de Poulin après de nombreuses passes entre les Canadiennes. Sans réfléchir, elle y va d’un tir des poignets qui a eu raison de la cerbère américaine.

« C’était génial de voir que tous les athlètes canadiens étaient présents dans les gradins pour nous encourager. C’est là qu’on voit que nous faisons tous partie d’une même grande famille », conclut Marie-Philip Poulin.

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