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Chronique Pier Dutil, par

16 septembre 2019 - 17:59

C'est parti !

 

C’EST PARTI !

Depuis le temps qu’on en entendait parler, la 43e élection générale fédérale est en cours depuis mercredi dernier.

Au cours des derniers mois, il aurait fallu avoir l’odorat en bien mauvais état pour ne pas sentir la venue de l’élection. En effet, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a multiplié les annonces de projets impliquant des dépenses de plusieurs centaines de millions de dollars à travers le Canada.

 

Au Canada
La lutte qui s’amorce dans l’ensemble du Canada sera une lutte à deux, soit entre le Parti libéral de Justin Trudeau et le Parti conservateur de Andrew Sheer.

Le NPD de Jagmeed Sing est sur une pente descendante, alors que le Parti vert d’Elisabeth May semble connaître une certaine vigueur. Pour sa part le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier tarde à prendre sa place auprès de l’électorat canadien, ne récoltant que trois ou quatre pourcents dans les sondages. Aucun de ces trois partis n’a une chance raisonnable de former le prochain gouvernement.

Quant au Bloc québécois, dont on a souvent annoncé la mort, il semble connaître un certain regain. Il pourrait bien gagner quelques sièges, mais le fait qu’il ne soit présent qu’au Québec fait en sorte que, lui aussi n’a aucune chance de former le prochain gouvernement.

La seule inconnue qui persiste en ce début de campagne est la suivante : aurons-nous un gouvernement majoritaire ou minoritaire? Un bref tour d’horizon de l’ensemble du Canada me laisse croire que le sort du prochain gouvernement sera décidé en Ontario et au Québec, ces deux provinces détenant 199 comtés sur 338, soit 59 % des sièges à la Chambre des Communes.

Dans les Prairies (Manitoba, Saskatchewan et Alberta), le Parti conservateur domine largement, alors qu’en Colombie Britannique, la lutte s’annonce serrée entre Libéraux et Conservateurs. Les quatre provinces maritimes (Terre-Neuve, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) devraient élire une majorité de députés libéraux, sans toutefois rafler les 32 sièges comme en 2015.

Pour l’instant, Libéraux et Conservateurs sont nez à nez dans les sondages, mais rien n’est acquis. De plus, il ne faudrait pas oublier qu’en 2015, le Parti libéral de Justin Trudeau se classait troisième dans les sondages du début de campagne. Il a pourtant fini premier avec un gouvernement majoritaire.

Tout est donc encore possible et le taux de participation des électeurs pourrait faire la différence.

 

En Beauce
Au moment d’écrire ces lignes, six candidats sont déjà connus dans le comté de Beauce : Maxime Bernier, député sortant et chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier du Parti rhinocéros, Josiane Fortin du Parti vert, Richard Lehoux du Parti conservateur, Guillaume Rodrigue du Bloc québécois et Adam Veilleux du Parti libéral.

Pour une première fois depuis l’élection de 2006, la victoire de Maxime Bernier (PPC) n’est pas acquise. Au cours des élections précédentes, Monsieur Bernier récoltait toujours d’importantes majorités sous les couleurs du Parti conservateur. En 2015, sa majorité était de 20 468 votes.

Mais il en a coulé de l’eau dans la Chaudière depuis. En effet, Maxime Bernier s’est lancé dans la lutte à la chefferie du Parti conservateur. Après avoir subi la défaite par une très faible marge, il a quitté le parti pour fonder, il y a à peine un an, un tout nouveau parti, le Parti populaire du Canada (PPC) qui prône une politique largement à droite de l’échiquier politique canadien. Aura-t-il fait preuve de courage ou de témérité, nous le saurons le 21 octobre prochain.

En Beauce, la lutte s’annonce serrée. Alors que Maxime Bernier, en 2015, disant vouloir faire de la politique autrement et préserver l’environnement, n’avait pas utilisé de pancartes électorales, cette année, il en a fait un usage orgiaque.

Le message sur ces pancartes fait également jaser. On peut y lire : «Avec Maxime, on défend nos valeurs beauceronnes.» Plusieurs se questionnement à savoir si les valeurs défendues par le PPC reflètent les valeurs beauceronnes. Aux électrices et électeurs beaucerons de trancher le débat.

Chose certaine, la présente campagne sera fort intéressante à suivre, tant dans l’ensemble du Canada qu’en Beauce.

 

PENSÉE DE LA SEMAINE
Je dédie la pensée de la semaine aux électrices et électeurs canadiens qui auront à choisir les politiciens qui les dirigeront au cours des prochaines années :

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