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Maxime Bernier invite à la responsabilité financière

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15 janvier 2009
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Le député fédéral de Beauce, Maxime Bernier, a tenu une allocution à saveur économique devant des gens d'affaires au restaurant Le Normandie de Beauceville mardi dernier. En se refusant à un trop grand interventionnisme de l'état, il dit faire confiance aux citoyens pour traverser la crise.

Organisée par les Chambres de commerce de Beauceville et Saint-Joseph, la conférence de M. Bernier portait sur l'origine de l'actuelle crise financière et son impact sur l'économie du Canada. Se disant certain de connaître une meilleure année, au point de vue politique, en 2009 comparativement à la précédente, le député a profité de cette première visite de l'année en Beauce pour dresser un bref portrait des mesures que son gouvernement entend prendre pour contrer les effets de la crise et en réduire les impacts sur le porte-feuille des Canadiens.

Le problème de l'endettement
D'entrée de jeu, M. Bernier a déploré le fait qu'en réduisant leurs taux d'intérêt dans les dernières années, les banques centrales américaines et canadiennes n'avaient pas nécessairement aidé les citoyens dans leurs habitudes de consommation. « C'est un peu comme si on subventionnait les gens pour s'endetter. Or, on sait tous que vivre sur la carte de crédit, ça a certaines limites », a-t-il fait valoir, en spécifiant qu'en 1990, les ménages canadiens épargnaient en moyenne 10 % de leur revenu disponible, alors que ce taux se situe aujourd'hui à seulement 1 %.
 
Que doit-on faire pour sortir de la crise?

Sur les solutions à mettre en place pour passer au travers de cette crise sans trop de heurts, M. Bernier n'est pas d'accord avec l'idée, soumise par certains économistes, de stimuler l'économie par des investissements « artificiels » des instances politiques. « Le gouvernement ne peut pas injecter de l'argent dans l'économie, à moins de l'avoir d'abord soutiré à l'économie », a-t-il soutenu en disant que cet argent doit nécessairement provenir des taxes des contribuables. 

Toujours selon le député, encourager les gens à continuer à dépenser et consommer pour faire rouler l'économie, comme le font les médias dit-il, n'est pas non plus une bonne idée. « Dans cette période d'incertitude, moi je crois que c'est un comportement irresponsable. La solution n'est pas de continuer à s'endetter indéfiniment et vivre au-dessus de nos moyens. On devient riche en travaillant, on devient riche en épargnant et en étant plus productif », a souligné M. Bernier en rappelant le vieil adage de son grand-père qui disait que c'est en payant ses dettes qu'on s'enrichit.

Pour un interventionnisme mesuré
Mais pour Maxime Bernier, la véritable menace n'est pas tant la crise économique, mais plutôt la façon dont nous allons réagir à celle-ci. « En intervenant trop, en intervenant mal, on risque de l'empirer et de la prolonger. La meilleure chose à faire, c'est de laisser faire le libre marché et laisser l'argent dans les poches des contribuables, parce que vous savez mieux qu'un politicien ou un bureaucrate à Ottawa quoi faire avec votre argent », a-t-il déclaré.

En faisant confiance aux citoyens pour régler cette crise, le député a rappelé que les réductions apportées par son gouvernement au fardeau fiscal des individus et des entreprises permettraient à ces derniers de les aider à traverser l'épreuve.

Conscient de la fragilité de son gouvernement minoritaire, que les partis d'opposition menacent de faire tomber si le prochain budget ne comprend pas de plan de dépenses adéquat, M. Bernier soutient que les exigences des autres partis ne correspondent pas au plan prévu par les conservateurs au pouvoir. « L'interventionnisme à outrance n'a pas fonctionné et a échoué et je crois qu'il ne faut pas refaire les erreurs du passé », a-t-il avancé en admettant que le contexte politique actuel force son parti à faire des compromis. Grâce auxdits compromis, M. Bernier se dit sûr que le vote du budget passera le test de la Chambre des communes le 27 janvier prochain.

Finalement, le député de Beauce a annoncé que son gouvernement garderait le cap sur les principes fondamentaux qui ont fait leurs preuves au Canada et dans d'autres pays, c'est-à-dire la responsabilité financière et le libre marché. « Je pense que c'est en défendant ces valeurs qu'on retrouvera notre prospérité et qu'on garantira celle de nos enfants », a terminé M. Bernier.

L'argent à l'industrie automobile
Lors de la période de questions, plusieurs intervenants on réagit à l'intention du gouvernement fédéral de venir en aide de façon substantielle à l'industrie automobile, alors que celle-ci est la seule responsable de ses déboires. « Si on ne veut pas que cette industrie-là souffre d'un désavantage concurrentiel, on se doit d'avoir un plan et c'est ce qui sera concrétisé dans le prochain budget. C'est la politique du réel », s'est défendu M. Bernier, en disant être tenu de suivre les Américains sur ce point à cause du marché global dans lequel le Canada évolue.

À cela, c'est son propre père, Gilles Bernier, qui s'est fait critique en demandant à son fils député de porter un message à ses supérieurs. « Est-on persuadé que ton gouvernement va demander à cette industrie-là de se discipliner », a fait valoir M. Bernier, en parlant des salaires horaires et des avantages sociaux excessifs que l'on retrouve dans ce domaine et qui n'aident en rien celui-ci à se relever. Croyons que cette demande fort à propos, venant du paternel, se rendra sûrement jusqu'au bureau des principaux ministères concernés.

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