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L'optimisation du fond de roulement, Yuan chinois et bien plus au déjeuner conférence du CEB

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16 octobre 2014
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Véronique Veilleux
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Par Véronique Veilleux, Journaliste

Mélanie Lapointe, vice-présidente adjointe, Commerce et Financement International pour la Banque HSBC était la conférencière invitée du Conseil Économique de Beauce (CEB) dans le cadre d’un déjeuner-conférence qui s’est tenu au Georgesville le 16 octobre dernier. Le thème de la conférence était «L'international : l'impact de la devise et l'amélioration du fonds de roulement».

Trois sujets ont été abordé au cours de cette conférence, soit la devise renminbi (RMB), le taux de change et les types de financement tel que l’optimisation du fond de roulement et le financement avant importation et expédition.

Au cours de cette conférence Madame Lapointe a informé les participants sur les avantages de l’utilisation de la devise Yuan chinois (CNY), communément appelé renminbi (RMB), lors de transactions avec la Chine. Il faut cependant noter que la devise chinoise est réservée aux transactions impliquant l’achat d’un service ou la livraison d’un bien. Il faut donc qu’une une facture ou un bon de commande soit émis pour pouvoir transiger en RMB. «Chaque transaction en Yuan chinois doit être authentifiée auprès de la banque populaire de Chine et la vérification est quotidienne», explique Mélanie Lapointe.

La Chine est d’ailleurs devenue le deuxième partenaire au Canada avec les États-Unis. Considérant qu’entre 2007 et 2012, les échanges commerciaux avec la Chine ont augmenté de 57%, cette devise s’avère donc intéressante et avantageuse pour effectuer des transactions commerciales avec la Chine. Malgré tout, ce sont seulement 5% des entreprises canadiennes qui utilisent le RMB lors de transactions avec la Chine. Selon Madame Lapointe il y a pourtant de nombreux avantages à utiliser le RMB plutôt que le dollar américain. En effet, cela permettrait de gagner des parts de marché. «Cela ouvre la porte à de nouvelles avenues, à de nouveaux marchés, à de nouveaux clients, à faire affaires avec de nouveaux fournisseurs», explique Mélanie Lapointe. L’utilisation de cette devise permet également la réduction de coûts. Lorsque les fournisseurs transigent avec une devise autre que la leur, ils prennent une prime de risque pour la fluctuation du taux de change du dollar US, frais qu’ils vont refiler sur la facture de leurs clients. L’utilisation du RMB permet aussi d’améliorer le risque de change, d’assurer une meilleure gestion des liquidités et de simplifier les processus et améliorer l’efficacité. Selon HSBC, le RMB devrait être complètement transigible d’ici les trois prochaines années.

Le taux de change

Dans le cadre de sa conférence, Mélanie Lapointe a également abordé le sujet du taux de change US qui est en constante augmentation. Le dollar canadien s’éloigne donc de plus en plus de la parité. Pour se protéger de cette fluctuation, Madame Lapointe recommande aux entreprises de couvrir minimalement 50% du net exposé.

Les types de financement

Dans sa conférence, Mélanie Lapointe s’est intéressée à l’optimisation du fond de roulement. Lorsque des entreprises font de l’import, elles doivent passer des commandes. Le fournisseur exige d’être payé 30% du montant total au moment de la commande et le reste au moment de l’envoie. Il peut donc se passer plusieurs mois avant que l’entreprise puisse vendre les biens commandés. Ces mois sont donc supportés par le fond de roulement ou par la marge de crédit de l’entreprise. «Si on peut donner plus de jeu au niveau de cette partie-là, l’entreprise va avoir plus le vent dans le dos», mentionne la conférencière. L’optimisation du fond de roulement permet donc de réduire les coûts, d’accroître le volume d’affaires, d’améliorer la gestion du bilan et du risque.

Madame Lapointe s’est également entretenue des types de financement avant expédition, soit le financement des importations et le financement des comptes clients. Le financement des importations de «combler l’intervalle entre le moment où vous payez vos fournisseurs et celui où vos acheteurs vous paient, ce qui représente votre cycle commercial», explique-t-on sur le site internet de HSBC. Le financement des comptes clients, facturage, avance jusqu’à 100% de la transaction.

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