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Les États-Unis se dirigent vers la reprise selon Carlos Leitao

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9 décembre 2010
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Le Canada devra se fier sur ses exportations pour stimuler sa croissance, et fort heureusement, les États-Unis démontrent des signes plus encourageants en 2011 d’après Carlos Leitao, économiste en chef de la Banque Laurentienne. Même si les signes de reprise sont présents, les Américains vivent une situation difficile du marché de la construction et de l’emploi.
Considéré comme l’un des plus grands économistes au Monde, M. Leitao a dressé, ses prévisions économiques de 2011devant 180 invités du déjeuner-thématique du Conseil économique de Beauce (CEB).

Les nuages noirs aux États-Unis toujours menaçants, mais des percées de soleil sont à l’horizon. Les scénarios les plus négatifs peuvent être éliminés. « Le cycle économique est en train de tourner. Ses anticipations et ses craintes de retourner en récession (double dip) sont exagérées », estime M. Leitao.

Avec indices économiques à l’appui, M. Leitao pointe les signaux économiques indiquant une croissance plus rapide. « On va avoir une reprise économique plus sérieuse en 2011 de ce que nous avons eu en 2010 de l’ordre de 2,8 et peut-être même 3 % », stipule l’éminent économiste.

Marché de l’emploi difficile
Si le Canada a bientôt repris tous les emplois perdus après la récession, ce n’est pas le cas aux États-Unis. Aucune reprise n’est envisagée pour le moment, l’hémorragie est stoppée. Jamais dans l’histoire américaine, l’emploi n’a été à un aussi bas niveau, et ce, aussi longtemps. La durée moyenne du chômage là-bas est de 37 semaines. Puisque le filet social américain n’est pas le même qu’au Canada, la Maison Blanche a été contrainte de prolonger les mesures d’aides pour le chômage et ses réductions d’impôts. Sinon, 2 millions d’Américains se seraient retrouvés sans revenu à l’approche de Noël.  

Cette situation extraordinaire dans laquelle se trouve les États-Unis est difficile à régler, lance M. Leitao, puisqu’il s’agit d’une toute nouvelle réalité. Ils n’ont jamais vécu ce genre de chômage structurel et n’ont pas les mesures du Canada pour y faire face aussi. Cela fait en sorte que l’économie américaine ne connaîtra pas sa croissance potentielle de plus de 3 %, mais plutôt modeste comme au Canada.

La déflation guette les États-Unis
La FED a une énorme tâche pour les prochains mois est d’empêcher le début d’une spirale déflationniste. Le Japon a vécu cette situation, et la vit toujours après 20 ans. La Banque centrale américaine continuera de créer de l’inflation à court terme en « imprimant de l’argent », afin de ne pas vivre le marasme économique vécu par le Japon. Pour y arriver, elle devra stimuler le crédit chez les banques américaines par incitatifs financiers.

Se fier sur les exportations
En raison du haut niveau d’endettements des consommateurs, la demande intérieure demeurera modeste. Le Canada devra se fier à nouveau sur ses propres exportations et de ses investissements du privé pour stimuler sa propre croissance. Elle dépendra de l’économie ailleurs, dont aux États-Unis. « Tout n’est pas rose là-bas. Oui, ils vont sortir de récession et ils auront une croissance économique intéressante. Pour nous, ce serait très utile puisque nous sommes dépendants des exportations aux États-Unis. Ce sera toutefois différent des années 2003 à 2007 », indique M. Leitao.

La croissance de nos voisins du Sud devrait être menée par sensiblement les mêmes moteurs économiques qu’au Nord soit l’exportation et l’investissement du privé. Il s’agit une fois de plus d’un phénomène nouveau puisque les consommateurs américains ne seront plus le moteur de leur croissance qui représente les deux tiers de leur PIB.

Le Canada devra donc modifier son offre d’exportation en raison d’une plus faible consommation de biens et services et dans le marché de la construction. L’économiste soutient cependant que les États-Unis investiront massivement dans les équipements et machinerie feront de la sous-traitance.  Le Canada plus près de la Chine et de l’Inde pourrait profiter de cet environnement différent. De plus, il s’attend que le volume d’exportation DU secteur industriel, toujours plus important que la Chine, demeure très fort. «Tout va se faire rapidement. Il faudra être prêt à courir avec nos voisins américains », pense M. Leitao.

L’impact de la devise au Canada
Si la Beauce et l’ensemble du Canada doivent dépendre de l’exportation, celle-ci est liée intimement avec le taux de change. M. Leitao stipule que la monnaie canadienne demeurera élevée. À moins d’une loi contre l’exploitation des sables bitumineux, à ce moment le dollar canadien qui est gonflé par les produits pétroliers, ne devrait pas descendre en bas des 95 cents.

Toutefois, le plus grand risque est que la devise américaine plonge qui propulserait notre huard canadien en haut de la parité. Cela forcerait la Banque du Canada à maintenir son taux directeur le plus bas possible.
Ailleurs, les choses pourraient être beaucoup plus difficiles qu’aux États-Unis. Il cite notamment l’Europe avec l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, la Grèce et le Portugal ainsi que le Japon en Asie vivant des difficultés. La Chine et l’Inde sont des pays émergents, mais leur croissance dépend tout comme le Canada de la santé financière des Américains. La pierre angulaire de l’économie repose essentiellement sur les Américains.

Marché de construction en piètre état
La région qui bénéficie grandement du marché de construction dans le passé devra prendre son mal en patience, et ce, pour plusieurs années encore d’après Leitao. Ce marché est passé à 2 millions d’unités de construction à son sommet à quelque 500 000 unités annuellement à son plancher. « En 2011, cela va remonter encore un petit peu soit vers les 700 000 unités, mais nous sommes encore loin du million », commente M. Leitao.

 Le marché de l’habitation s’est stabilisé, mais encore grand nombre d’Américains doivent toujours remettre les clés de leurs propriétés créant ainsi un inventaire de maisons difficile à écouler. En raison du même inventaire, le marché de la rénovation ne s’annonce guère reluisant également.

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