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Les travailleurs de Vallée-Jonction acceptent la quatrième offre

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14 février 2007
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Hier, en après-midi, 856 travailleurs de l’abattoir d’Olymel à Vallée-Jonction se sont présentés à l’Hôtel National de Tring pour mettre un terme à cette saga qui dure depuis déjà plusieurs semaines. En effet, les employés de l’usine en sont à leur quatrième vote depuis le début de l’année 2007.

Cette fois, les travailleurs ont voté de façon majoritaire en faveur de cette quatrième offre. Par conséquent, l’ultime proposition a été acceptée à 62,2 %. Cette dernière est le fruit du travail du conciliateur nommé par le ministère du Travail, Jean Poirier. La recommandation de M. Poirier comprend les mêmes baisses au plan salarial, mais est meilleure au point de vue normatif.  Les employés, qui souhaitaient conserver leurs avantages sociaux actuels, ont obtenu gain de cause, mais seulement en partie. Pour ce qui est du fonds de pension, de la cotisation au REER et des assurances, rien dans la proposition acceptée hier ne diffère de celle présentée au départ par la partie patronale. Cependant, les employés de l’abattoir conserveront le choix des vacances par ancienneté ainsi que les avantages reliés à la santé et sécurité au travail. Surtout, les travailleurs de Vallée-Jonction ont obtenu le maintien de la convention collective actuelle jusqu’au 1er octobre 2007. Ainsi, les réductions se feront sentir à partir de ce moment par le biais de la nouvelle convention qui, elle, se prolongera jusqu’en 2014.

Pourquoi avoir accepté une offre si semblable aux précédentes? Outre la pression grandissante qui pesait sur l’ensemble des travailleurs, le président du syndicat, Gino Provencher, explique cette acceptation par un changement d’approche de la part d’Olymel :
« Les dernières concessions de l’employeur au cours des heures qui ont suivi le rejet de son offre ultime, dimanche, ont rendu plus acceptables les conditions générales avec lesquelles nous nous trouverons. Les travailleurs qui voudront quitter l’usine au cours de prochains mois le feront dans de meilleures conditions. L’employeur qui voulait balayer certains de nos droits les plus élémentaires, comme celui de choisir nos vacances, a dû admettre que l’idée n’était pas vraiment bonne, tout comme celle de retirer le poste à la prévention en santé et en sécurité au travail. » De plus, M. Provencher indique qu’en repoussant la date d’entrée en fonction de la nouvelle convention collective au 1er octobre, la direction a fait preuve de respect à l’égard des travailleurs qui, pour leur part, souhaitaient le respect de la convention présentement en vigueur. M. Provencher continue de mentionner que les employés de l’abattoir de Vallée-Jonction n’ont jamais souhaité la fermeture de l’usine.

La direction d’Olymel affirme que les concessions effectuées permettront une économie de onze à douze millions de dollars. Le président d’Olymel, Réjean Nadeau, ajoute que toutes les conditions sont réunies pour un éventuel retour des profits et une hausse de la productivité. Cependant, la direction n’émet pas de garantie quant à la poursuite des activités de l’usine dans le futur. Plusieurs employés de l’abattoir croient que les portes de l’usine fermeront dans quelques années. L’industrie porcine en crise, les conditions de travail difficiles et la compétition de plus en plus féroce ne sont que quelques-uns des facteurs qui préoccupent les gens œuvrant dans le secteur porcin. Le président de la Fédération du commerce de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), Jean Lortie, mentionne donc que pour faire évoluer l’industrie porcine et y éliminer les problèmes structurels,  « il [Olymel] doit prendre acte des effets pervers de sa gestion des relations de travail sur le climat de travail. Nous [les représentants de la CSN] demandons aujourd’hui à Olymel et à la Coop fédérée de s’engager à travailler plutôt à élaborer des relations de travail constructives. »

Il est évident que des tensions ont vu le jour entre les travailleurs au cours des dernières semaines. Alors qu'ils étaient autrefois unanimes quant au rejet des offres patronales, le résultat du dernier vote exprime le fossé qui s’est créé entre les employés de l’abattoir. Toutefois, M. Provencher rappelle que le syndicat demande le ralliement des travailleurs afin d’obtenir un climat de travail harmonieux.

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