X
Rechercher
Publicité

Menaces contre les entreprises canadiennes

Loto-Québec est bien outillée contre les cyberattaques, assure son PDG

durée 17h30
9 mars 2022
durée

Temps de lecture :

3 minutes

Par La Presse Canadienne

Loto−Québec a les outils nécessaires pour se protéger contre de potentielles représailles russes contre le Canada, sous forme de cyberattaque, assure son président et chef de la direction, Jean−François Bergeron, tandis que des experts mettent en garde contre cette menace qui plane sur les entreprises et organisations canadiennes.

Pour Loto−Québec, être la cible de cybercriminels n’est pas nouveau, explique le dirigeant en entrevue, mardi, dans le cadre du dévoilement de ses résultats trimestriels. «On a des centaines d’attaques tous les jours. On a des équipes qui filtrent ça. Ça, ce n’est pas nouveau. Il n’y a pas de surchauffe à cause de la Russie. On est toujours très vigilant, à l’affût de tout ce qui se passe sur nos réseaux.»

Hydro−Québec, une autre société d’État qui serait une cible encore plus stratégique pour une attaque russe, a décidé de renforcer le nombre de ressources dédiées à la cybersécurité, spécifiquement pour contrer cette menace. Pour sa part, Loto−Québec a les outils nécessaires pour se protéger contre ce type de menace, assure M. Bergeron. «Ce n’est pas plus inquiétant, on est déjà prêt.»

Loto−Québec a aussi décidé de donner un appui «symbolique» à l’Ukraine en annonçant, lundi, qu’elle ne prenait plus de paris sportifs sur les matchs de ligues sportives russes. La décision ne touche pas les joueurs d’origine russe qui jouent dans une autre équipe. «Ce n’est pas une grosse partie du volume, mais c’est quand même 5 % du volume total [des paris sportifs]. C’est symbolique

Comme les activités de Loto−Québec se déroulent exclusivement sur le territoire québécois, la société n’a pas l’occasion de sanctionner directement la Russie, comme l’a fait la Société des alcools du Québec (SAQ) qui a retiré les produits russes de ses tablettes. Loto−Québec souhaite toutefois montrer sa solidarité envers le peuple ukrainien. C’est dans cet esprit que les lumières qui illuminent le Casino de Montréal projettent les couleurs bleu et jaune du drapeau ukrainien.

Proche de l’avant−pandémie
Les résultats financiers du troisième trimestre, dévoilés mardi, s’approchaient de leur niveau d’avant la pandémie, juste avant la fermeture des casinos en raison de la vague Omicron. Ce portrait permet à M. Bergeron d’envisager la reprise avec un optimisme prudent.

La société d’État a généré un bénéfice net consolidé de 324,7 millions $ au troisième trimestre de son exercice 2021−2022 (du 28 septembre au 27 décembre 2021). Il s’agit d’une augmentation de 120,9 %, ou 177,7 millions $, par rapport à la même période l’an dernier. Les revenus, pour leur part, atteignent 619,9 millions $, ce qui représente une augmentation de 70,1 %, ou 255,5 millions $.

Le bénéfice atteint ainsi 94 % de son niveau d’avant la pandémie (exercice 2019−2020), tandis que ce chiffre est de 90 % pour les revenus. «Malgré la COVID, malgré des limitations, malgré sept jours en moins, on a réussi à dégager des résultats très similaires à avant la COVID, dit M. Bergeron. Ça, c’est encourageant.»

Malgré des ventes inférieures, les dépenses de la société représentent une plus petite part des revenus qu’avant la pandémie. Le ratio de charges totales est de 27,7 % pour les neuf premiers mois de l’exercice, comparativement à 30,6 % pour la période comparable avant la pandémie. «Ça veut dire qu’on a fait un très bon boulot.»

La société a pris des décisions qui lui ont permis de réaliser des «économies importantes». M. Bergeron évoque le retrait d’une partie de l’offre alimentaire et la réduction des heures d’ouverture dans certains établissements. «Certaines économies vont être de nature plus temporelles, comme des dépenses qu’on a repoussées, mais la majorité va être des économies récurrentes. On est très heureux. On va avoir moins de charges pour les prochaines années.»

Troisième réouverture
Les résultats du troisième trimestre comprennent seulement sept jours de la troisième vague de fermeture des salons de jeux et des casinos, qui a commencé le 20 décembre dernier. Ces établissements ont rouvert leurs portes le 28 février dernier, à l’exception du casino de Mont−Tremblant qui l’a fait 3 mars. Il reste près de 20 % des 3800 employés à être rappelés. Certains pourraient cependant choisir de ne pas revenir.

Loto−Québec a appris des cycles de fermeture précédents où elle avait dû composer avec de nouvelles mesures comme les restrictions sur le nombre de personnes dans un espace fermé ou l’adoption du passeport vaccinal. Elle s’adapte beaucoup plus vite à la reprise des activités, a souligné M. Bergeron. «Cette ouverture−là, on était capable d’être prêt en 48 heures. Alors que la précédente, c’était 20 jours et l’autre d’avant un mois et demi.»

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


24 mai 2022

La démolition du bâtiment près de Place Centre-Ville débute cette semaine

Dès jeudi, l’édifice qui se trouve à l’intersection la 1re avenue et de la Promenade Redmond à Saint-Georges sera démoli. Cela faisait plusieurs années que le bâtiment était laissé à lui-même et de nombreux citoyens espéraient sa disparition.  Selon Yvan Roy, l’un des actionnaires de l’entreprise à numéro qui a acquis le bâtiment, les travaux ...

24 mai 2022

Pénurie de main-d’œuvre: Québec se fait tirer l'oreille

Le gouvernement du Québec se fait tirer l'oreille et n’a pas donné suite aux demandes formulées publiquement l'automne dernier par la Table régionale des élus municipaux de Chaudière-Appalaches (TREMCA), les agences de développement économique et le milieux des affaires sur l'urgente question de la pénurie de main d'oeuvre. « Ça ne bouge pas, on ...

23 mai 2022

Ouvert ou fermé pour la Journée nationale des patriotes?

Ce lundi est la Journée nationale des patriotes et la plupart ne travaillent pas. Par contre, certains services et commerces sont ouverts malgré tout, mais les heures peuvent être modifiées. Fait intéressant, cette journée était appelée au Québec la Fête de Dollard jusqu’en 2003, quand le gouvernement péquiste de Bernard Landry a décidé de ...