X
Rechercher
Publicité

Une situation incompréhensible, dit le maire Claude Morin

Dédouanement à l’aéroport: Saint-Georges s’insurge devant la lenteur de l’Agence des services frontaliers

durée 08h00
7 avril 2022
Sylvio Morin
durée

Temps de lecture :

2 minutes

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

La Ville de Saint-Georges s’insurge contre l’Agence des services frontaliers du Canada qui tarde à réautoriser le service de dédouanement CANPASS  à l’aéroport local, a fait savoir l'administration municipale par voie de communiqué de presse.

Le service de dédouanement a été interrompu dans de nombreux aéroports  régionaux en 2020 en raison de l’éclosion de la pandémie de la COVID-19. Toutefois,  au cours des derniers mois, l’Agence a autorisé certains aéroports à offrir de nouveau ce  service. Cependant, celui de Saint-Georges tarde à obtenir l’aval de l’agence, causant ainsi des pertes énormes pour les entreprises beauceronnes et l’aéroport georgien, estiment les autorités régionales.

« Pour nos entrepreneurs, il s’agit de coûts très importants puisque ceux-ci doivent se rendre  dans un autre aéroport pour être dédouanés. Il s’agit d’une somme considérable qui va se chiffrer à plusieurs centaines de milliers de dollars pour ces entreprises. De plus, ces détours ont une incidence directe sur notre empreinte écologique. C’est sans compter les impacts  financiers négatifs pour l’aéroport », de préciser la directrice de l'exploitation de l'aéroport  CYSG et gestionnaire des opérations aériennes Aviation CMP inc., Anne Morin.  

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin, estime que la procédure de réouverture du service par l’Agence semble tout aussi aléatoire qu’incompréhensible.

Des aéroports, qui ont un achalandage bien moindre, comme Sherbrooke, Charlevoix et Trois-Rivières ont de nouveau  accès au service de dédouanement. Même des aéroports touristiques comme Muskoka et Lake Simcoe en Ontario ou des villes moins populeuses comme Edmunston, Saint-Léonard, Bathurst ou Florenceville au Nouveau-Brunswick peuvent  bénéficier à nouveau de ce service.  

« Nos entrepreneurs se battent pour garder la tête hors de l’eau en raison de la pénurie de  main-d’œuvre, du manque de matériel et d’une compétition internationale intense. Est-ce que  l’Agence, qui est sous la responsabilité du gouvernement canadien, pourrait être plus diligente? Nos entreprises ont suffisamment de défis actuellement sans avoir de bâtons dans les roues par une institution qui devrait nous aider et non le contraire », de s’indigner le maire Morin.  

Au royaume de la PME, l’aéroport de Saint-Georges joue un rôle prépondérant pour de  nombreuses entreprises de la Beauce et le service de dédouanement est un service essentiel  pour nos sièges sociaux, d’ajouter le premier magisgtrat.  

« Ville de Saint-Georges interpelle donc l’Agence des services frontaliers du Canada et le  gouvernement canadien afin que l’aéroport de Saint-Georges puisse offrir de nouveau le  service de dédouanement CANPASS et ce dans les plus brefs délais », a-t-il exigé.

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Investissement de 6 M$ chez Beauce Caoutchouc et UCB

Le groupe BCI Solutions d'usure Inc. vient d'annoncer un investissement majeur de six millions de dollars à l'usine de Beauce Caoutchouc et UCB Inc installée à La Guadeloupe. L'entreprise procédera à l'agrandissement de ses installations de moulage de pièces de caoutchouc ainsi que d'usinage numérique. Cet investissement s'inscrit dans le cadre ...

24 mai 2022

La démolition du bâtiment près de Place Centre-Ville débute cette semaine

Dès jeudi, l’édifice qui se trouve à l’intersection la 1re avenue et de la Promenade Redmond à Saint-Georges sera démoli. Cela faisait plusieurs années que le bâtiment était laissé à lui-même et de nombreux citoyens espéraient sa disparition.  Selon Yvan Roy, l’un des actionnaires de l’entreprise à numéro qui a acquis le bâtiment, les travaux ...

24 mai 2022

Pénurie de main-d’œuvre: Québec se fait tirer l'oreille

Le gouvernement du Québec se fait tirer l'oreille et n’a pas donné suite aux demandes formulées publiquement l'automne dernier par la Table régionale des élus municipaux de Chaudière-Appalaches (TREMCA), les agences de développement économique et le milieux des affaires sur l'urgente question de la pénurie de main d'oeuvre. « Ça ne bouge pas, on ...